"Uprize !" est La bande sonore d'un massacre
"Uprize !" est La bande sonore d'un massacre

« Uprize ! » est La bande sonore d’un massacre

Le jazz devient un rempart contre la ségrégation . Sur les quelques notes de jazz compilées par Spaza se cache en réalité un drame historique. Le 16 juin 1979, la police ouvre le feu sur les étudiants de Soweto en pleine rébellion contre l’apartheid. L’histoire de la ségrégation n’est vraiment pas si éloignée que ça.

« Uprize ! » : Le choix du jazz

Les metteurs en scène Sifiso Khanyile et Tshego Molete Khanyile reviennent sur ce drame sud africain qui a beaucoup été occulté. Le documentaire est toujours très difficile à trouver surtout en France. Pour illustrer la violence d’un pouvoir illégitime qui a tenté de se maintenir envers et contre tout, les réalisateurs ont choisi Spaza. « Uprize ! » est La bande sonore d’un massacre

Ce n’est pas un hasard, si tout au long de ce voyage onirique, on retrouve les voix de Nelson et Winnie Mandela qui bercent l’horreur avec la volonté de l’espoir. Le drame sud africain restera à tout jamais gravé dans le marbre de l’Histoire des hommes.

« Uprize ! » : Le jazz devient un rempart contre la ségrégation

« Uprize ! » est un disque de jazz. Spaza est un orchestre sans membre permanent érigé par le label Mushroom Hour Half Hour. En fonction de leurs besoins, et de leur line up, Spaza compose sa musique en même temps qu’il nomme ses membres ad hoc. Le jazz devient un rempart contre la ségrégation. « Uprize ! » est La bande sonore d’un massacre.

"Uprize !" est La bande sonore d'un massacre
« Uprize ! » est La bande sonore d’un massacre

Dès les premiers titres qui mêlent chant, instruments et voix, on est frappé par le talent de Spaza pour nous plonger dans un univers millimétré. Au lieu de choisir des tempo rapides, et des roulements de basse assourdissant, Spaza préfère miser sur le jazz sud africain. Un côté onirique mais surtout beaucoup de confusion comme dans cette société de l’apartheid qui s’est effondré dans le sang.

Pour cet opus, Spaza a dégoté le contrebassiste Ariel Zamonsky, la chanteuse et percussionniste Gontse Makhene, le pianiste et tromboniste Malcolm Jiyane, et celle qu’on ne présente plus, la chanteuse Nonku Phiri.

Le Jazz sud africain a cette extraordinaire capacité de fusionner tout l’héritage des métissages dont le pays a fait l’objet. C’est beaucoup plus qu’un plaisir. C’est alors que le jazz devient un rempart contre la ségrégation

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