Le choc des cultures c'est le Anchor Bar !
Le choc des cultures c'est le Anchor Bar !

Le choc des cultures c’est le Anchor Bar !

Le choc des cultures c’est le Anchor Bar ! Quand tu te retrouves dans un lieu qui ne te correspond, bah tu sors !

Le début de soirée « acceptable » !

A. était totalement H.S. Alors j’ai décidé de prendre le petit air du moineau qui a perdu sa mère. Je me suis approché de son linceul de la soirée. Puis comme par inadvertance, je lui ai demandé si je pouvais rejoindre F. et C. pour la soirée. Les deux frenchies que j’ai rencontré à Stockholm n’ont rien à voir avec le genre de demeurés que je peux voir à Paris. Mais dans notre grande sagesse, on s’adapte pour ne pas finir expat aigri. F. comme à l’accoutumé me précise qu’il n’a pas de sapes. Il est habillé comme un professeur de sport de passage dans un Formule 1 local qui s’apprête à rejoindre son camping dans le Vaucluse. Je lui ramène quelques vêtements. C’était vraiment une soirée à l’envers.

Je prend un Uber, il me donne rendez vous à une adresse où il n’est manifestement pas. Je rentre dans le bar. Je fais le tour une première fois. Puis le serveur alerté par ma tête d’arabe en vadrouille vient me demander une première série d’explications. Bah je m’explique en catimini. De fait, il m’accompagne pour une deuxième fouille du bar. Dans ma désespérance du jour, trahi par mes origines, je me dis doucement que même Sherlock Holmes se ballade avec Watson. On a tous une queue et ce n’est pas rien de le dire.

Finalement F. me précise qu’il est au bord de l’eau. J’arrive, il est assis avec S, sa collègue (à mon avis ils s’aiment bien en secret), et une meuf qu’on appellera A. A. est ultra bourrée. Il faut dire que je parle beaucoup. Mais là, A. est un déchainement verbal. J’ai l’impression que je suis au quartier devant un rappeur qui fait un freestyle. Je sais plus trop quoi faire. F. s’habille avec les sapes que je lui ai envoyé. Avant de partir, je peux voir que S, est super tactile avec F. même si elle a un mec. Les meufs trop tactiles ça cache quelque chose. Ou c’est moi qui devient vieux jeu. On va au restaurant. J’avais prévu d’amener tout le monde au Tradgarden aussi appelé par moi même Mazdakgarden : là où je dépense mon capital de société. Finalement C. arrive, A, dans sa grande bourritude lui montre son sein, et C. décide d’aller au Anchor Bar. En sous nombre, et surtout complètement à l’ouest, j’accepte. Le choc des cultures c’est le Anchor Bar !

Le choc des cultures c’est le Anchor Bar !

On arrive devant la queue du Anchor Bar. C’est le choc absolu. C’est un bar de hard rockeur. Il y a au moins 2 heures de queue. F. tout seul avec moi fait la gueule… Trois hardrockeuses nous rejoignent dans la queue. L’une d’entre elles me demande si j’ai l’habitude de venir ici, je précise que je vais plutôt au Tradgarden. Elle répond sérieusement : « Avec les hippies ? ». Le choc des cultures c’est le Anchor Bar !

Finalement M. un pote de C. nous voit à l’entrée. Les conditions de la proprio sont claires. Vous pouvez rentrer à 8. Mais on est 9. Moi et F. on est les premiers à rentrer. Je fonce au Bar comme si le concert de Métal nécessitait 4 ou 5 verres de Whisky… Loin du « BB » de Serge Gainsbourg, je sirote mon Whisky un peu autiste pour l’occasion dans le vacarme du noir métal, et des chocs de guitares électriques inaudibles. Un croupier est l’autre coin du bar pour un Black Jack. C. débarque avec les deux meufs qui s’installent à la table avec 6 mecs. On est dans un remake du « Miel et les abeilles ». Les 6 types sont célibataires. Ils foncent sur les nanas au son des basses ardentes du groupe de métal qui joue en live comme des puceaux devant les premières créatures aux cheveux longs qui leur fut permis de découvrir. C’est un peu pathétique. M. joue de ses muscles, un autre pote à nous offre une bouteille de champagne à S. et A., un autre gars complètement bourré n’arrive même plus à s’exprimer en suédois alors en anglais… C’était vraiment une soirée à l’envers.

Quand j’arrive enfin à la table déjà pleine, la propriétaire débarque et dit qu’on est 9. J’ai jamais été aussi content d’être le maillon faible. Je détale à l’extérieur. J’appelle N. et An. des copines de ma femme A. pour leur demander ce qu’elles font. Elles ne sont pas allés au Tradgarden, N est au café Pastis, un coin génial qui me rappelle le Café des Anges à Paris. Je vais raconter mes mésaventures là bas. Je rejoins A. qui dort chez nous. Je me poste sur la terrasse pour éviter que mon haleine de soirée la gêne. Je m’endors sur la terrasse.

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