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Les rappeurs qui s’engagent en politique ?

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C.E.O HELL SINKY, author, journalist, documentary

Les rappeurs qui s’engagent en politique ? Pour beaucoup le rap est un message, il doit être conscient, c’est le témoignage de la minorité muette. Pour justifier leurs arguments, ils s’inscrivent dans la grande épopée du Hip-Hop. Cependant, ils ont torts. Le rap ne commence pas sur un message politique mais dans les soirées de DJ Kool Herc. Et les premiers MCs étaient juste là pour ambiancer les soirées.

Le rap conscient : la forme la plus engagée de discours !

Kery James en France, Nas aux USA, le rappeur conscient tente de se faire le porte parole d’une communauté sociale et non pas ethnique qui est invisible dans les médias. Si certaines politiques accusent à tort la dictature de la minorité. Cette minorité n’a généralement pas droit à la parole dans la grande symphonie médiatique. La plupart des médias en France sont élitiste. Dans Constat amer” de Kery James, ou dans If I ruled the world” de Nas, les deux rappeurs ne font pas que dénoncer ils appellent au changement, à la une rébellion saine et non violente.

D’autre rappeurs comme Médine en France ont un discours plus religieux. S’ils peuvent être incompris dans leurs morceaux les plus polémiques comme “Don’t Laïk“, ils sont nécessaires au débat démocratique quand des analystes comme Caroline Fourest et Eric Zemmour sont les antithèses en tout point. Le débat démocratique se nourrit de nos différences.

Le rappeur qui intervient dans la sphère public !

Dans ce cadre, un rappeur totalement inconscient vient intervenir sur un sujet très particulier pour faire valoir les intérêts de la minorité. Par exemple, Booba est un rappeur totalement inconscient. Depuis ses débuts avec Lunatic, et contrairement à son comparse Ali qui finit sa carrière sur l’opus “Que la paix soit sur vous” (titre révélateur), le rappeur “walk on the wild side” depuis que le rap l’a crée.

Cependant dans plusieurs affaires médiatiques mettant en jeu des trublions d’extrême droite comme Julien Odou ou autre, il n’a jamais hésité pour prendre la parole contre le racisme. Aussi certains rappeurs non conscient comme Fianso ou Koba laD peuvent au détour d’un titre ou d’une punchline combattre ou défendre une idée. Ce qui nous amène au dernier point. Eminem avait par exemple réalisé un titre contre la politique de Donald Trump.

Le rappeur est politique car il représente !

Même s’il s’en défend en interview depuis déjà de nombreuses années, Fianso avec sa carrière au cinéma, au théâtre et dans la musique a peut être plus agi contre le racisme qu’une association dans la lutte contre l’extrémisme est le principal objet. En tant qu’ambassadeur, des personnalités comme Omar Sy, Djamel Debbouze ou Kylian M’Bappé ont beaucoup œuvré sans même prendre parti ouvertement pour que la France se réconcilie avec les quartiers. La plupart des rappeurs sont originaires des quartiers, et la majorité d’entre eux donnent une image exemplaire.

Et même lorsque Migos, ou des rappeurs plus gangsta en France comme le Seven Binks de Koba laD, Ziak ou même le très polémique Freeze Corleone font trembler les oreilles des plus jeunes avec des titres explicites, ils continuent de décrire leur environnement. Et à ce titre, ils ont autant de légitimité que n’importe quel rappeur conscient. Si le rap est aussi politique c’est n’est ni à cause de son histoire, ni à cause du discours, c’est surtout parce que la plupart des rappeurs sont originaires des quartiers. Et jusqu’à aujourd’hui, les quartiers sont au cœur des discours nauséabonds d’une extrême droite qui dans toute l’Europe tente d’en faire les boucs émissaires des républiques fragiles.

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