1995 : Le rappeur VII entre en scène. Comme tout MC qui débute, il enregistre alors ses premières démos… S’en suit quelques concerts… Il ne passe pas inaperçu et commence à se faire connaître dans le milieu dit «underground» du rap français. En 2005 naît Sonatine Musique, le premier label fondé par VII et ses comparses: Fayçal, Dajoan Mélancolia, 2FCH et Âme

En 2006, Sonatine Musique produit et distribue le premier album du rappeur Fayçal, intitulé «Murmures d’un silence». Au même moment sort également l’opus de Mélancolia : «Caché(s) au Fond du Paysage»… 2007 : Le premier album de VII«Lettre Morte»voit le jour… Le style est atypique, les instrumentaux fracassent, la voix et le flow de VII se reconnaissent entre mille. Le rappeur parvient dès son premier album à créer un style qui lui est propre. Une voix entraînante, un flow épuré, et des lyrics aux thématiques éminemment sombres, torturées et mélancoliques rendent le style de VII unique.

Le rappeur oscille entre les textes introspectifs (toujours empreints de tristesse et de poésie) à des textes que l’on pourrait qualifier de gore… Voir très gores… VII nous fait part de ses mauvais sentiments , les textes sont d’une violence inouïe. Le meurtre, le suicide, la dépression, la brutalité et la cruauté sont des thèmes récurrents chez l’artiste… Il écrit alors essentiellement à la première personne. L’album reçoit un accueil favorable et VII occupe une place à part dans le microcosme du Hip Hop «underground» en France.

Quelques mois plus tard, le rappeur prolifique enregistre cinq morceaux inédits pour la compilation «Saison Grise» du beatmaker 2FCH. La violence, la cruauté, la mélancolie et la haine y sont omniprésents… En 2008 survient la dissolution du label Sonatine Musique VII décide alors de fonder une nouvelle structure: «Rap And Revenge» (jeu de mot et référence aux films d’exploitation dits « Rape and Revenge »)… Le rappeur, grand fan de films d’horreurs et de musique Metal utilise les références à cette musique et à sa culture dans ses lyrics et dans l’habillage sonore. La même année, en 2008 donc, VII sort son second opus solo. Il se nomme «Les Jardins Macabres». et comme son nom l’indique, le disque suinte la mort, la cruauté, les larmes et le sang… La même année, un projet en duo avec le rappeur Littledemo voit le jour. Il s’agit d’un disque de rap très efficace ou les références aux films de genre et au Metal sont plus nombreuses que jamais… La fanbase de VII grandit de jour en jour, et son style évolue tout en restant intègre. 2009 : VII sort un nouvel album, intitulé « Le Grand Chaos ». Doutes, tristesse et violence extrême se mélangent à nouveau; produisant un opus redoutablement efficace.

Le style est incisif et la plume aiguisée… 2010 : VII fait naître une trilogie nommée «Inferno»… Le premier volume de celle-ci marque un tournant dans la carrière du rappeur. En effet, il laisse parfois sa violence intérieure et ses tourments de côté pour faire place à des textes plus intimistes… Un an plus tard, en 2011 donc, sort le deuxième volet de la trilogie « Inferno »; il s’intitule «La couleur du Deuil»VII fait preuves d’envolées lyriques d’une poésie remarquable, et aborde des sujets ésotériques comme l’occultisme ainsi que des morceaux plus personnels… En 2013 sort le dernier volet de la trilogie «Inferno», baptisé «Mémoires d’outre tombes»… VII commence alors à rendre sa musique plus militante, plus engagée, sans pour autant laisser de côté ses « vieux démons ».

En 2014 sort l’un des albums considéré par grand nombre de ses auditeurs comme l’un des plus forts de l’artiste : «Culte». VII ouvre son prisme et y aborde différents thèmes. VII dénonce notamment dans le titre «Le temps d’un hiver» les conditions abominables dans lesquelles vivent certains immigrés Roms en France; en se mettant notamment dans la peau, à la première personne, d’une jeune fille prénommée Alice… On y trouve également un morceau dénonçant la mystique nazi ainsi qu’un autre titre abordant le sujet de la division ainsi que les guerres que provoque les différents religieux (Monothéiste)…

L’opus contient également des titres plus sanglants, mais cet opus marque un véritable tournant dans la carrière de l’artiste. Ses thématiques s’ouvrent et sa plume se fait de plus en plus riche… 2015 : Nouvel album pour le rappeur. Il s’intitule « Éloge de l’Ombre ». VII se livre d’avantage… Il y raconte son histoire, ses rêveries pleines de spleen, mais se montre également combatif, conscient et engagé politiquement… Dans le morceau «Lit de Mort », VII, d’origine basque, aborde la cause de ses autonomistes… Une cause qui lui est chère… En 2017 le rappeur sort un nouvel opus… Il y délaisse le rap gore pour un rap conscient et moins impulsif… Des morceaux contre l’homophobie (La corde) ou défendant la cause des féministes (Capturées de bonnes heures) nous montrent une nouvelle facette de VII

En 2018 «X», le dixième album du rappeur, voit le jour. Introspection, dénonciations politiques, futurisme et métaphysique se mélangent. Ce disque est considéré par beaucoup comme le plus abouti en terme d’écriture et de production. La musicalité et l’acoustique sont plus «moderne». Les beats de l’artiste sont signés par le remarquable beatmaker Dj Monark. Un virtuose du beatmaking au style envoûtant et mélodieux travaillant avec VII depuis plusieurs années… Entre ses débuts dans le rap dit « gore »; un rap brut empli de haine, de cruauté et de violence – à son évolution vers un rap plus conscient et engagé, VII a su se renouveler et évoluer sans pour autant abandonner la vigueur de ses débuts… Sa source de créativité semble inépuisable. Il a su s’imposer, par sa culture, la diversité de son propos et sa plume unique comme un artiste incontournable de la scène rap « underground » en France. VII, MC basque apparu en 1995, est par beaucoup considéré comme culte. Le rappeur du sud-ouest, se perfectionnant d’albums en albums, n’a pas fini de nous surprendre…

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