Empreinté au best seller de Victor Hugo, rebelle d’un siècle précédant, “Les Misérables” de Ladj Ly n’est pas le “Roméo + Juliette” de Baz Luhrmann ! Le metteur en scène ne s’amuse pas à adapter l’oeuvre de l’auteur français à une époque qui ne manque pourtant ni de fatalité ni de dépossédés. Inspiré d’un fait divers qui s’est invité dans l’actualité de la petite ville de Montfermeil, Ladj Ly dissèque la monté en puissance de “La Haine” dans une cité suite à une bavure judiciaire 20 ans après le film de Mathieu Kassovitz. En 1995, Kassovitz était parti avec la palme d’or.

Dévoilé au Festival de Cannes ce mercredi 15 Mai, le film aurait fait forte impression. En partant comme Mathieu Kassovitz d’une bavure judiciaire, le réalisateur explore l’univers de la banlieue parisienne en détail. Cependant à la différence de son ancêtre, il s’intéresse également au point de vue des agents de la police judiciaire grande oubliée de la fresque sociale de l’acteur / réalisateur français.

Depuis La Haine, il y a également eu le film “Divines” pour ne citer que lui. Le long métrage de Houda Benyamina relate ouvertement l’aventure de ses héroïnes sans forcément s’accaparer un regard documentaire tout en restant très poétique. Le film a également été sélectionné à Cannes.

Le film n’a pas de date de sortie officielle en France.

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