La Rvfleuze franchit un cap majeur avec la sortie de son premier projet « Numéro d’écrou », un opus porté par des collaborations avec Gazo, Koba LaD, Freeze Corleone et Hamza. Véritable vitrine de la scène actuelle, le projet rassemble une partie de l’élite drill autour de l’un des derniers représentants d’un rap drill / street resté profondément fidèle à ses racines. Originaire du nord de Paris, et plus précisément du XIXᵉ arrondissement, l’artiste incarne pleinement l’énergie du secteur de la Porte d’Aubervilliers.
À l’heure où de nombreux artistes issus de la drill music s’orientent vers des univers plus ouverts et moins sombres, le genre demeure intrinsèquement lié à une représentation brute de la culture de gang. Des débuts marqués par Chief Keef et Lil Durk, à son expansion à Londres avec les Harlem Spartans, jusqu’à son explosion à New York sous l’impulsion de Pop Smoke, la drill s’est imposée comme un courant incontournable. Dans cette continuité, La Rvfleuze opère un retour assumé à l’essence du mouvement. Le visuel de « Verisure » en est une illustration frappante, capturant toute la tension et la radicalité de la drill dans sa forme la plus pure. Le rappeur du XIXᵉ arrondissement y célèbre la sortie de son projet avec une intensité palpable.
La Rvfleuze est toujours « Verisure » !
La production du morceau est assurée par Sokol & Eliyel. Figure clé de l’univers sonore de La Rvfleuze, Sokol a déjà signé plusieurs morceaux marquants comme « P.I.B », « Serrure #5 », « Argent sale » ou encore « Serrure #667 ». Basé à Paris, il a également collaboré avec Gazo sur « Kat », et travaille régulièrement aux côtés de Eliyel. Ensemble, ils façonnent ici une instrumentale à la fois épurée, sombre et d’une efficacité redoutable, parfaitement alignée avec les codes de la drill.
La Rvfleuze y déploie un discours brut, nourri par la rue et l’expérience carcérale, porté par des images fortes, comme s’il avait été « enfanté par une bouche d’égout » :
« J’fais des pompes dans la promenade (promenade), quatre murs, trois tours, »
« J’suis plus dans le vestiaire, j’étais sous écrou, j’suis sorti sous blister (j’suis sorti sous blister)
J’place des jetons, c’est que pour investir (c’est que pour investir) »
Le visuel, brut et intensément énergique, est signé Baeby Mama, un réalisateur déjà bien installé dans le paysage du rap français. Il s’est notamment illustré auprès de Niro sur « Assimilé », mais aussi avec Guy2Bezbar, Jolagreen23 et Green Montana sur « Nouvelle R », ou encore Favé sur « Saturday ». La Rvfleuze donne d’ores et déjà rendez-vous à son public le Zénith de Paris le 10 novembre prochain, pour une performance qui s’annonce à la hauteur de son ascension.


