Nada, artiste originaire de Toulon, s’inscrit pleinement dans l’héritage du pôle marseillais, aujourd’hui largement dominé par l’incontournable Jul. En quelques mois, le rappeur a su capter l’attention grâce à sa série de freestyles « C’est pas drôle », avant de franchir un cap en rejoignant le label AllPoints / Believe. Après plusieurs sorties remarquées, il poursuit sur sa lancée avec une nouvelle série intitulée « Que du réel », dont le huitième épisode vient confirmer la régularité et la progression de son univers.
À travers ce format, Nada affine une identité artistique cohérente, portée par un rap ambiancé et ancré dans les réalités de la rue. Entre authenticité du propos et esthétique visuelle travaillée, l’artiste s’appuie sur les paysages lumineux et presque irréels de Toulon pour renforcer l’immersion. En parallèle, il amorce un virage avec la sortie de son premier single « Ça va vite », un morceau plus mélodique qui laisse entrevoir une évolution dans sa direction artistique.
Nada dévoile le single « Ça va vite » !
La production du titre est signée Meruem Beatz, un nom loin d’être anodin puisqu’il figure également aux crédits de Jul sur le morceau « Plus de pitié ». Sur une instrumentale aux tonalités plus douces et à la structure maîtrisée, Nada propose l’un de ses titres les plus accessibles et mélodiques. Malgré cette ouverture, il conserve intacte cette signature propre au sud de la France, entre chaleur des sonorités et sincérité du propos.
Avec lucidité, l’artiste aborde les codes et les réalités de la rue :
« C’est pas trop tard, tu peux quitter le navire. Tu sais quoi ? Mets la faute sur moi. »
Le visuel vient appuyer cette évolution artistique en rompant avec ses précédentes propositions. Nada y apparaît dans des décors désertiques, baignés de teintes sombres, renforçant la dimension introspective du morceau. Ce titre s’impose ainsi comme l’un des plus aboutis de sa discographie : à la fois plus lucide, plus nuancé, mais aussi plus brut dans son approche.


