Djadja & Dinaz ont dévoilé « Terminal 7 » en 2025, et le duo a immédiatement confirmé son statut. L’opus a frappé fort dès sa sortie, avec une première semaine d’exploitation avoisinant les 28 000 exemplaires vendus, lui offrant directement la première place du Top Albums. Dans la continuité, « Terminal 7 » a été certifié disque d’or et se rapproche désormais sérieusement du seuil du disque de platine.
Une trajectoire exemplaire pour les rappeurs de Meaux, déjà très exposés médiatiquement lors de la sortie de « On s’promet », parue dans un contexte sensible après une polémique liée à l’usage d’armes à feu. Sur la pochette de « On s’promet », les deux artistes apparaissent poings liés, symbole fort d’un serment d’amitié et de loyauté. Invités chez Fred dans Planète Rap à l’occasion de la sortie de « Terminal 7 », près de dix ans après leur premier projet, ils ont confié n’avoir jamais envisagé la moindre séparation.
Le duo annonce désormais une tournée nationale prévue pour 2026. Fidèles à leur public, Djadja & Dinaz n’ont jamais cessé de proposer des projets denses et généreux, témoignant d’un respect sincère pour ceux qui les ont accompagnés jusqu’au sommet. Ils dévoilent aujourd’hui « Brique par brique », un morceau mélancolique et introspectif dans lequel toute une jeunesse cabossée pourra aisément se reconnaître.
Djadja & Dinaz posent « Brique par brique ».
La composition instrumentale du titre est signée Bankai, un trio de beatmakers composé de Baki, Dorian et Eikichi. Le collectif a notamment collaboré avec PLK et Kaaris, et a récemment produit « Ça Glow » pour Himra, « Laisse tomber » pour Iliana, ou encore « LSTB » pour GLK et TK. Bankai est également à l’origine du retour de la série de freestyles « Tenue de motard » de Djadja & Dinaz, dont ils ont composé le cinquième volet.
À la fois mélancolique et résolument ancrée dans le rap, la production laisse une large place à l’expression des flows. Les rappeurs y racontent une jeunesse faite d’erreurs, de nuits sans fin et de détours imprévus, tout en livrant un regard lucide et introspectif sur leur parcours. Un morceau profondément biographique, porté par des paroles sans filtre :
« En boussole, j’tournais dans toute la capitale
Poto, d’puis mes débuts, j’suis trop resté devant
J’ai toujours rappé pour l’kiff, avant, ça comptait pas les ventes »
Ou encore :
« J’me suis fait dans la rue, j’ai tourné tard la nuit
Quand j’étais dans l’dur, j’t’ai pas dit : “Attends-moi”
J’les ai sentis les coups, j’ai la dalle comme un caïman »
La lyrics video a été conçue par Dozamenart. En noir et blanc, elle met en scène des illustrations de loups et de poussière, installant une atmosphère à la fois brute, épurée et hautement symbolique. L’artiste a notamment réalisé la pochette de « Beirut » de Dany Neville, ainsi que celle du concert de DJ Snake au Stade de France. Le montage 3D a quant à lui été assuré par Sorek.


