En 2025, Gims atteint un sommet de sa carrière en s’imposant comme l’artiste le plus écouté en France, bien au-delà du seul cadre du rap. Son projet « Le Nord se souvient : L’odyssée » franchit le cap symbolique des 500 000 exemplaires écoulés, lui offrant un nouveau disque de diamant à ajouter à une collection entamée dès « Subliminal ». Avant cette émancipation en solo, Gims occupait le rôle de leader vocal au sein de la Sexion d’Assaut. Lors de la conférence de presse « Urban Peace », il confiait alors aux journalistes qu’il « n’était pas si sûr de lui avant de se lancer en solo », allant jusqu’à passer un simple coup de téléphone à l’extérieur du cinéma, sans susciter la moindre agitation. Une scène presque banale, à mille lieues de la réalité actuelle, où chacun de ses déplacements déclenche désormais des bains de foule impressionnants.
À chacune de ses sorties, l’artiste vise le diamant — et l’atteint. Moins prolifique que Jul, il affiche néanmoins des performances commerciales souvent supérieures. Sa popularité a depuis longtemps débordé le cadre devenu flou de la musique urbaine, une étiquette qu’il rejette d’ailleurs à juste titre tant elle amalgame afro, pop urbaine et rap. Suffit-il de venir d’un quartier pour être qualifié d’« urbain » ? La question demeure entière.
Gims chante pour « Monica » !
La composition instrumentale est une nouvelle fois signée Maximum Beats. Le producteur est à l’origine de l’ensemble des récents succès de Gims, parmi lesquels « Parisienne », « Contact », « Piano », « Diana et Ninao », « Carré OK » ou encore « Spider ». Si les derniers titres du roi autoproclamé de la pop urbaine rencontrent un succès massif, certains observateurs lui reprochent une certaine répétition dans les structures rythmiques. Pourtant, la production conserve une élégance et une efficacité redoutables, immédiatement identifiables : du Gims à l’état pur, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Sur « Monica », l’artiste se livre à une véritable déclaration d’amour, mêlant sensibilité et mélancolie :
« Juste quelques mots doux, puis j’oublie tes défauts
Le temps d’un écho (écho) »
« Entre deux-trois disputes, ton odeur sur l’tissu
Ma passion se consume, oh no »
Aucun visuel n’a encore été dévoilé à ce stade. À titre de comparaison, le clip de « Parisienne » était sorti plusieurs semaines après la mise en ligne du morceau, laissant présager une stratégie similaire.


