Il y a déjà plusieurs années, Laurence Ferrari inaugurait son émission “Punchline” sur Cnews, signe d’une époque qui change. Pour faire court la Punchline est une phrase forte qui reste dans la tête. Cette modeste définition cache en réalité la puissance de cette technique. En politique, dans la musique, comme en humour, sur un déchaînement de rime, de vannes, ou de mots, il n’y a finalement qu’une seule phrase qui reste sctoché dans l’esprit. La révolution 2.0 a finalement amplifié le phénomène puisque la plupart des médias aujourd’hui “politiques”, “musicaux” ou autres ne reprennent qu’une seule sentence extrait d’un discours ou d’un titre, et la diffuse à outrance.

La punchline la plus connue dans le Rap est sans aucun doute : “Qui prétend faire du rap sans prendre position” extrait d’un titre d‘Arsenik. Car il fonde l’exception culturelle française dans le Rap à une époque où le cousin germain du Rap américain misait sur le fond, et la poésie urbaine et beaucoup moins sur la forme que son alter égo.

Les punchlines génèrent souvent des centaines de likes, et ont une portée très importantes surtout lorsqu’elles sont diffusées sur le réseau de Flow. Le choix de la Punchline est toutefois déterminant. La technicité est rarement récompensé, le trait d’esprit toujours.

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