Dans un documentaire diffusé hier par Le Mouv, Oxmo Puccino raconte « la légende » de son premier opus Opéra Puccino sorti en 1998 et considéré comme un des meilleurs albums de rap français.

Kery James, un déclic pour Oxmo Puccino

Peu de gens le savent mais un jour, alors qu’il se trouvait déjà proche de la Mafia K1 Fry, Oxmo Puccino a vécu un léger électrochoc en voyant Kery James rapper en “a capella” durant toute une après-midi. La scène agit comme une révélation pour le rappeur parisien littéralement fasciné par cette façon de « captiver l’attention et se faire écouter sans musique ».

Cette information n’est pas une légende mais une réelle anecdote partagée par le rappeur parisien face aux caméras des journalistes du Mouv.

Puis, entre le 19 ème arrondissement de Paris et le “neuf-quatre”, entre “amour et jalousie“, le rappeur fini, à son tour, par capter l’attention grâce aux mots dans des textes de haute voltige. Un an avant la sortie du bijou Opéra Puccino, celui qu’on appelle le Black Jaques Brel traumatise les auditeurs au coté de son ami Booba sur le morceau Pucc fiction. Le son est une œuvre d’art. Oxmo Puccino enchaine les rimes avec une impressionnante dextérité comme piqué par la grâce d’un “Sortilège ” qui lui aurait conféré des « super pouvoirs ».

Pit Baccardi préfère lui le terme de « super heros » pour décrire l’ensemble des rappeurs signés chez Time Bomb, le label mythique crée par Dj Seck et Dj Mars.

Mama Lova, le single déclencheur

Arrivé en dernier au sein de l’écurie Time Bomb, Oxmo Puccino, désormais dans la catégorie des MC les plus affutés techniquement, fait la rencontre de Dj Kheops au moment ou ce dernier s’apprête à sortir la compilation Sad Hill.

Ainsi, face au dj du groupe IAM, Oxmo Puccino ne cogite pas longtemps et pond le célébrissime Mama Lova, une ode à “toutes les mères de scarla” grâce auquel il se fait connaitre auprès du grand public.

La suite nous la connaissons, le rappeur de l’est parisien sublime son art pour donner naissance à l’album Opéra Puccino qui sort en avril 1998. Cette merveille du rap français restera gravé comme étant celle d’un parolier qui partage une Vision de vie singulière en levant le voile sur des thèmes intimes comme les tourments de l’Enfant seul.

Le rappeur parle aussi des émotions d’un adulte qui a “peur de la mort” dans Mourir 1000 fois, ou bien qui déplore un monde injuste ou “c’est chacun son camp” dans Qui peut le nier ? L’ensemble de l’album propose un univers particulièrement sombre et mélancolique, résultat d’une atmosphère qui oscille entre le beau et le laid, entre la poésie et le rap, un peu à l’image de son 19 ème arrondissement, partagé entre zones sombres et ville lumière.

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