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Pourquoi Orelsan est un rappeur “particulier” et “singulier” ?

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C.E.O HELL SINKY, author, journalist, documentary

Pourquoi Orelsan est un rappeur “particulier” et “singulier” ?

Avant de devenir une superstar du Hip-Hop en France, Orel s’était essayé à une carrière de beatmaker aussi comme en témoigne cette scène de son documentaire « Montre jamais ça à personne » dans lequel Booba refuse (assez énergiquement) une prod réalisée par le rappeur.

L’autodérision d’Orelsan !

Depuis 2009 et la sortie de son album « Perdu d’avance », l’artiste de Caen occupe une place particulière dans le rap en France.  Dans le projet, sur des titres comme « Pour le pire », il développe des « loosers trip » bien loin de la testostérone burnée et plein d’egotrip de ses contemporains. En France à la fin des années 00’, c’est l’ère du Rap Game, des clashs, des couilles en or, et du bucher des vanités. En réalité, en 2009, Orel parle des « malaises de sa génération » et de ses malheurs d’ado prépubères. C’est un précurseur mais c’est loin d’être le premier.

Au début des années 00’, le « Klub des Loosers » évoluent dans le même style avec des titres comme de « De l’amour à la haine » ou encore « Sous le signe du V ». Vraisemblablement, Orelsan s’est inspiré des versaillais qui sévissent encore aujourd’hui. Aussi dans certains titres de TTC comme « le chant des hommes » extrait de « Batards sensibles » on retrouve le même délire. Mais ils arrivent au groupe aussi de faire des égotrips sérieux.

Tout au long de sa carrière, Orelsan fait preuve d’une autodérision sans faille. Lorsqu’il dévoile « La fête est finie », l’artiste n’est plus un ado ni un jeune, il parle tout simplement de la crise de la quarantaine. Aussi il évoque l’amour qu’il éprouve pour sa moitié dans plusieurs titres. Le rappeur est un véritable story teller.

Orelsan a grandi dans ses albums !

C’est l’autre particularité d’Orelsan ! Depuis ses débuts avec « Perdu d’avance » jusqu’à « Civilisation », les problématiques du rappeur ont évolué avec son âge. Dans son premier projet, l’artiste évoque ses relations douloureuses, son machisme de circonstances. Dans « Le chant des sirènes », il parle par exemple de la révolution numérique comme sur le titre « Plus rien ne m’étonne ».

Dans « La fête est finie » c’est la crise de la quarantaine dans tous les morceaux y compris dans le sulfureux « Défaite de famille » ou dans le titre éponyme de l’album. Dans « Civilisation » c’est le paroxysme, l’auteur quitte son for intérieur pour se tourner vers la société comme dans « L’odeur de l’essence » ou ses proches.

Le public d’Orelsan a grandi avec lui. Beaucoup de rappeurs comme Lorenzo ou Vald s’inspire de Orelsan en ce qui concerne le second degré mais ils appartiennent au courant Troll Rap donc il reste que l’une de leur inspiration. Ce qui fait d’Orelsan un rappeur tout à fait unique.

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