Jey Brownie livre un Ghetto Gospel puissant et inspiré
La production de ce titre est signée par Puch’K et YNA. Le premier s’est imposé avec ses collaborations auprès du L2B, collectif de Champigny-sur-Marne en pleine ascension, auquel on doit des morceaux comme Pélican ou Tout pour l’équipe. Le second, artisan régulier de l’univers de Jey Brownie, a déjà produit pour lui des titres emblématiques tels que No Man No Crime et Le Pari. Ensemble, ils livrent une production aérienne et spirituelle, portée par des chœurs qui subliment l’intensité des punchlines du rappeur. Une approche qui fait écho à une tradition américaine : de Kendrick Lamar à Chance the Rapper, nombreux sont ceux qui ont tenté la fusion entre rap et gospel, ce dernier allant même jusqu’à lui consacrer un album entier avec No Color.
Fidèle à sa réputation, Jey Brownie démontre une créativité sans relâche. Il enchaîne les punchlines incisives, amplifiées par la puissance des chœurs, donnant au morceau une dimension presque liturgique. Le clip, réalisé par Nino Rec, prend la forme d’un véritable opéra urbain : une fresque en noir et blanc qui évoque une comédie musicale moderne, dans l’esprit de West Side Story, mais réinterprétée à travers une esthétique contemporaine. Le réalisateur, déjà remarqué pour ses visuels marquants, s’inspire notamment de l’univers du clip Alright. On lui doit également le court-métrage visuel autour du featuring entre Bekar et Gradur sur le titre Laponie.


