Pour la première fois de ma triste carrière de voyageurs. J’allais me retrouver seul à Stockholm. J’ai laissé I. rejoindre ses amis, et j’ai entamé mon long périple dans le froid nordique. Après quelques minutes dans le centre de la capitale suédoise, j’ai senti le vent glacial transpercer mon manteau « Black and Yellow ». Pendant une minute, je me suis demandé comment les suedois s’en sortaient pendant le Middle Âge. Le feu contre la glace ? Ils devaient crever de froid.

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Je suis rentré dans un bar dont le nom répondait au nom de LHB ou GHB… je sais pas plus. Je me suis posé au Bar et j’ai demandé un whisky. Par la force des choses le mec m’a proposé un double, il a vu l’alcoolique qui sommeillait en moi. Amateur du Duc, j’ai commandé un Jack Daniels. C’est le Big Mac du Sky, tu le retrouves dans tous les pays même au Burkina Faso et même si c’est relativement degueulasse c’est toujours mieux que le froid. Le serveur bolivien a essayé de me parler. Quand je lui ai dis que je venais de Paris, il a eu une double réaction. La première fortuite consistait a se demander comment un arabe comme moi pouvait prétendre venir du triste pays des grèves. J’aurais aimé lui dire que nous sommes nés sous le soleil de l’Afrique et du Moyen Orient, mais sous les pas ardents des soldats qui ont soumis nos états hier, se cachaient l’extraordinaire brassage de culture dont la France peut se vanter aujourd’hui. A tous ceux qui ne voient des noirs et des arabes en France que lorsque l’équipe nationale remporte la Coupe du Monde, qu’ils ouvrent leurs yeux sur leur culture. L’humanisme se passerait de leur révolution identitaire. Puis plus banal le mec m’a parlé du Paris Saint Germain. Je me suis rendu compte que les Qataris de Paris (des arabes plus fortunés que moi) avaient au moins réussi à faire connaître l’équipe. Puis étourdi par mon Sky, j’ai commencé à raconter la dimension dramatique du Paris Saint Germain. Depuis l’ère de Michel Denisot, jusqu’au sacré de Neymar et des siens, l’histoire de Paris a toujours résonné comme une tragédie en 5 actes. L’équipe de la Capitale a l’image de Cavani son buteur toujours malheureux a connu plus de remontada qu’une équipe de nationale : La Corogne il y a longtemps, le Fc Barcelone et j’en passe. Paris perd toujours dans la douleurs…

I. m’a demandé de la rejoindre. Elle était avec deux amis M. et F. J’ai lancé la localisation par GPS. Elle m’a reçu avec un baiser chaud au milieu du froid. Première impression G et J sont plutôt cool.

M. qui a écumé les soirées à Stockholm nous propose d’aller dans un bar à vin. Amis français, détrompez vous, le vin est bien la chose de la France. Dans le pays suédois, vous trouverez du sirop italien avec un léger goût de vinasse ou encore de la pisse made in USA mais il vous sera très difficile de taper dans le Haut Médoc ou le Saint Émilion. D’autant plus amis froggies, que l’alcool fait l’objet d’un monopole d’Etat dans le pays a l’instar du tabac en France. Si vous voulez vous acheter une bouteille il faudra vous rendre au system bolaget, par contre tu peux acheter tes clopes au supermarché Coop.

Le bar a vin est plein on va dans un bar à tapas plutôt cool. On s’installe. M. est une fille plutôt romantique. Elle commande une bière halal sous les félicitations de I. et de J Je lui demande pourquoi elle a arrêté de boire. Elle me dit que c’est mieux comme ça… J’insiste pas. Les conversations tournent autour de notre vie à Paris et de nos fight mémorables quelques fois à cause de l’odeur de la fumée. Mais c’est la vie que nous avons choisi. Le rituel pavillon, gosse et chiens nous a jamais vraiment attiré comme les playmobil de Paris qu’on pourrait placer sur une miniature de la ville en papier mâcher, et qui ont autant d’originalité qu’un pasteur dans une église évangéliste.

On se décide à aller en club et G n’a pas l’air très chaude. Elle raconte qu’il y a quelques semaines, elle était complètement bourrée et elle a décidé de se rendre seule dans ce club. Ainsi elle a tenté de rentrer une première fois alors elle a été stoppée par le vigile. Puis elle a retenté genre 20 minutes après. Et lorsqu’il lui a imposé une fin de non recevoir elle l’a écarté et s’est précipité à l’intérieur en courant. Le vigile l’a agrippée par le col. Une femme a alors hurlée à l’entrée du club : « Tu vaux mieux que ça ! ». Affirmation à laquelle elle a répondu en hurlant : « Noooon ».

De fil en aiguille, je commence à perdre mon calme de circonstance. Et avant de partir j’essaie dramatiquement d’arranger un coup à G. avec le serveur du bar, un hipster à barbe. Il m’envoie chier, et je me dis un peu bêtement qu’en Suede comme en France il est de plus en plus difficile de distinguer un SDF et un hipster au niveau du look tant la mode de l’hirsute a fait des vagues en Occident.

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Étrange, le club qui ressemble à un garage berlinois est gratis. On comprend tes vite pourquoi. Lendemain de nouvel an ! Il n’y a personne la dedans. Peut être 10 personne a tout casser. J’apprécie la musique branche electro, la deco, l’espace. G., J et son mec se barre. On danse seuls sur la piste de danse avec une I complètement petée aussi. Et on entame le long parcours du retour pour rentrer à la casa…

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