Le concert se passe à la Gaîté Lyrique, à coté du beau bâtiment des Arts et Métiers et juste en face d’un petit parc.


Juste après l’entrée, plusieurs étages à gravir avec des murs orange couverts de graffitis. Une fois en haut, une grande pièce avec un écran géant qui passent des interviews de rappeurs français genre Jok’air. Cette pièce donne sur une autre salle à haut plafonds peints, un peu comme les peintures qu’on voit sur les plafonds d’églises avec des anges et différents personnages.


Sur place, on voit que les gens sont amateurs de « street culture » avec des Nike au pieds et des vestes stylées. La majorité des gens n’ont pas l’air mort de faim, montrant qu’ils sont plutôt privilégiés, financièrement en tout cas. Certains mecs sont équipés d’appareils photos coûteux type Réflex. Des jolies filles, quant à elles, sirotent tranquillement leurs vodka Redbull dans des verres en plastiques.


Après une bière bien méritée, je m’engouffre dans la salle avec la fin du concert d’un groupe. Deux rappeurs, un blanc, un noir, ce dernier avec les cheveux teints en rouges. Peu après leur départ de la scène, deux DJ’s mixent des morceaux de rap genre « Génération Assassin » de Booba. La différence entre ici est que le Dj rajoute des effets sonores un peu stridents pour faire un mix à sa sauce.


Après une deuxième pinte et un pastis, le rappeur que tout le monde est venu voir arrive. La salle se remplie peu à peu afin de devenir bien compacte. C’est là que Kekra arrive, masqué comme d’habitude avec une cagoule, des lunettes de soleil et une casquette, rien que ça.
Il commence d’entrée avec le morceau « 10 balles » et la salle est déjà chaude. Les gens bougent et les premiers pogos se forment devant le rappeur. Je vois un type l’air souriant en train de fumer et je lui demande si je peux faire pareil sur son joint.


Le concert est chaud avec Kekra en pleine forme en criant et nous réclamant toujours plus de bruit. Une grosse ambiance avec le morceau « poches pleines » qui met tout le monde d’accord. Les gens chantent le refrain avec : « tous les matins pour ma paie, j’me véleu ! ».


Quelques instants plus tard, je croise une pote d’école de journalisme, Sonia, qui me demande si je suis défoncé. Avec ma moue dubitative, la question à l’air rhétorique.


Le concert continu avec des morceaux comme « C’est bon » avec son côté estival et vacances dans l’instrumentale.


Après une fondue dans le noir, Kekra nous joue son dernier track clippé sur Youtube avec Niska « Vréalité ». Le public apprécie avec notamment une femme aux cheveux bouclés, la trentaine qui chante le refrain « Je suis saoulée » avec insistance.


Avant de partir, Kekra nous demande de sortir nos portables pour lancer un de ses nouveaux sons en exclusivité. Après une grosse célébration du public, le rappeur lâche le Mic au sol avec un bruit sourd avant de s’en aller.

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