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La révolution numérique a sauvé le cinéma ?

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C.E.O HELL SINKY, author, journalist, documentary

La révolution numérique a sauvé le cinéma ? Jusqu’à la fin des années 90′, les coûts liés à la production cinématographique ont expulsé beaucoup de réalisateur du cinéma. La naissance d’un cinéma des quartiers et d’un cinéma lié au mouvement Hip Hop est né de la révolution numérique. Les caméras numériques et notamment la caméra Sony très employée a engendré une génération de réalisateurs de documentaires et de films que rien ne prédestinait au cinéma trop cher pour les quartiers.

La révolution numérique a sauvé le cinéma : Kourtrajme !

Au début des années 00′, Kourtrajme sort son premier DVD. A la base du mouvement, il y a Kim Chapiron, Romain Gavras et Ladj Ly. Aujourd’hui, les trois têtes du mouvement sont entrés de plein pied dans le 7 ème art. Entre “Dog Pound” de Chapiron, et Les Misérables” de Ladj Ly, la génération 00′ a été saluée par la critique et plébiscitée par les spectateurs. L’histoire du mouvement commence cependant avec ce DVD avec des courts métrages d’un genre particulier comme “L’arabe strait“, “Les frères Wanted” ou “le chat de la grand mère d’Abdel Krim“.

Les courts métrages tournés en DV Sony mettent à l’honneur des personnages de quartier. La participation de Vincent Kassel a la plupart des courts métrages, et d’autres stars comme Oxmo Puccino, ou TTC, donnent encore plus d’envergure à l’ensemble. C’est la première fois depuis le film “La Haine” sorti en 1995, ou les classiques “Ma 6T va craquer” et “Le thé au Harem d’Archimède” que le cinéma s’intéresse aux quartiers.

Quoi qu’on en dise, le fait que la plupart des réalisateurs et des scénaristes soient issus d’un milieu aisé a une conséquence directe sur la production cinématographique. Le cinéma met en scène la vie des bourgeois, et lorsqu’il s’intéresse à la misère ou aux quartiers, il donne une vision stéréotypée et caricaturale. Cette situation est semblable à la vision des journalistes dont la plupart sont issus de milieux privilégiés sans prise sur la réalité des français.

La révolution numérique a sauvé le cinéma : la révolution du clip !

Au milieu des années 10′, la généralisation du haut débit en France, et le coup d’Etat de YouTube sur le marché du clip permettent à de nombreux artistes de réaliser et diffuser des clips à un coût acceptable. La démocratisation du clip qui va de paire avec celle de la création musicale lance encore une fois une série de réalisateurs sur le marché. Pour la plupart, les réalisateurs dotés d’appareil photo ou de caméra numérique se forment doucement au métier de réalisateurs pas à pas.

Aussi, de nombreuses séries sur Youtube finissant par connaître une fin heureuse au cinéma. A la fin des années 10′, les “Lascars” ou encore “les Segpa” obtiennent une consécration au cinéma après avoir connu des buzz sur YouTube.

La révolution numérique a sauvé le cinéma : un autre regard sur le cinéma !

C’est pour ses différentes raisons que beaucoup de réalisateurs ont pu sortir de l’ombre et donner un autre regard sur le cinéma. En 2003, Abdellatif Kechiche réalise un film tourné entièrement à la caméra numérique, il s’agit de “l’Esquive” qui obtient le César du meilleur film la même année. Le réalisateur décrochera même la palme d’or pour “La vie d’Adèle”.

C’est grâce à la révolution numérique, et grâce aussi à la révolution du clip, que beaucoup de réalisateurs qui n’avaient ni les moyens de financer un film ni la confiance d’un producteur ont peut faire leur preuve et avancer. Et c’est ainsi que le cinéma français un peu trop perdu dans les problèmes franco-bourgeois de ses auteurs a pu s’émanciper du huis clos de la nouvelle vague pour conquérir de nouveaux horizons.

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