David Fincher a une aversion pour les psychopathes. Sa dernière série “Mind Hunter” sur Netflix relate en quelques mots la prise en compte de l’aspect psychologique dans la traque des tueurs en série par le FBI. Déjà son “SEVEN” lieu de communion génial entre Morgan Freeman et Brad Pitt était à la fois haletant et subversif avec un retournement de situation inattendue dans les dernières minutes du film. Un grand moment de cinéma.

Mais puisque la rubrique “Culte” est censée regrouper les moments les plus cultissimes de notre cinéma, j’ai opté pour la dernière scène de Fight Club au risque de faire un énorme spoiler. C’est très étrange mais j’ai détesté la campagne de promotion autour du film. A l’époque quand je voyais ce savon rose floqué des quelques lettre du titre du film “Fight Club”, je m’imaginais “encore une autre merde violente avec Brad Pitt”. Finalement je me suis décidé.

Fight Club c’est le “J Pète les plombs” de Disiz version Hardcore. Le film relate l’histoire d’un cadre en assurance lambda qui perd le sommeil et l’esprit. L’homme est le meilleur produit de son temps. Obsédé par la consommation, il vit comme un playmobil dans une maison Ikea. Il passe son temps dans des groupes de soutien de “malades du cancer” pour retrouver la foi et surtout le sommeil. C’est là bas qu’il rencontrera Elena Bonham Carter une folle des groupes de soutien comme lui. C’est surtout dans un avion que Edward Norton rencontre son double maléfique Brad Pitt. Le personnage de Brad Pitt est tout le contraire de son double. Beaucoup moins réservé que son alter égo, il est commercia et a très peu de conscience. Ensemble il monte un Fight Club. La première règle du “Fight Club” est de ne jamais parlé du Fight Club. Finalement leur rébellion les mènera vers la révolution.

Ensemble il décide de broyer le système bancaire en détruisant toutes les banques avec une armée de bras cassé. A la fin du film, Edward Norton se rend compte qu’il est Brad Pitt. Alors il s’explose la cervelle pendant que le monde s’effrite autour de lui sur le “Where is My Mind” des Pixies. C’est une véritable symphonie. Le dédoublement de la personnalité à ne pas confondre avec la schizophrénie a bonne presse depuis que le père de Laura Palmer a sévi à “Twin Peaks”.

Lorsque ces banques s’écroulent sous l’action de la meilleure illustration de l’homme de son temps. C’est un peu notre société qui se questionne. L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître.

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