Après avoir vu Papicha, il fallait bien sortir de la tombe et remonter la pente. Terminator : Dark Fate est fait pour ça. Même si dans les Terminator, l’avenir est très sombre, on sait que cela va bien se finir à un moment donné pour les héros. Pour les autres, celles et ceux qui font partie du décor, hé bien, ils font partie du décor. Donc, il faut bien qu’ils servent à quelque chose, à mourir par exemple, afin de rendre la menace crédible et pour que nos héros gagnent du relief et nous étonnent. Et puis, on ne va quand même pas plaindre tous ces gens qui se font éclipser dans le film : 

Ils sont payés pour ça car c’est du cinéma. 

Donc, en allant voir Terminator : Dark Fate, on ne va pas (trop) plaindre les victimes. De toute façon, les héros font très vite leur deuil de leurs proches. Le stress post-traumatique est vite éliminé chez eux. Là où beaucoup de personnes resteraient prostrées, se feraient sur elles et seraient incapables de s’alimenter ou d’avoir une conversation sérieuse ( sur le résultat du prochain match de Foot par exemple), là, on a affaire à des vrais soldats qui ne se plaignent jamais et encaissent très bien les coups durs. Même sans entraînement comme c’est le cas de Dani Ramos (l’actrice Natalia Reyes) qui, cette fois-ci, doit être protégée. 

Car dans Terminator : Dark Fate l’intrigue est devenue encore plus féministe qu’à l’origine. Trois héroïnes pour un héros. Ça donne bien-sûr de la nouveauté. Trois femmes et, pourrait-on dire, trois types de femmes : 

Sarah Connor (l’actrice Linda Hamilton) une vieille blonde très masculine.  Grace (l’actrice Mackenzie Davis) une (grande) femme blonde augmentée à la Ghost in the shell ou empruntée à Blade Runner (il y a bien des prêts de joueurs entre clubs de Football) mais en plus humaine et en plus friable. Et Dani Ramos, une Latinos qui va se découvrir l’héroïne d’une histoire dans un pays ou le Président américain actuel (Trump) qu’elle ne connaît pas et qui n’est jamais cité en veut à son peuple de l’autre côté de la frontière. 

Même le méchant (l’acteur Gabriel Luna) a un physique de Latinos. Schwarzie, lui, vieillit bien (72 ans) comme souvent. Et en voyant le film, je me suis dit que cela allait nous faire tout drôle lorsqu’il allait disparaître pour de bon. Parce qu’à force de l’avoir vu dans Terminator et revenir, surtout, plusieurs fois dans Terminator, je suis sûr que nous sommes des millions à désormais croire que cet homme est indestructible car il a toujours été là sur nos écrans. Avant Trump. Avant Daech. Avant Bachar El Assad. Avant Poutine. Avant les gilets jaunes. Avant Macron. Ça va nous faire tout drôle lorsqu’il sera parti pour de bon. Alors on profite bien de son humour dans Dark Fate car c’est lui qui en transporte le plus tout en nous parlant des Etats-Unis et de leurs rapports aux armes à feu. Terminator/Schwarzie a aussi une certaine vision- drôle- de la vie de couple. 

Mais ayons un mot tout particulièrement pour l’actrice Linda Hamilton qui rempile dans le film à près de 70 ans ou peut-être plus (63 ans dans les faits : pourvu qu’elle ne lise pas mon article). Oui, elle a vieilli. Mais quelle vieille ! On ne la trouvera pas à l’EHPAD, elle. Ou alors, c’est elle qui dirigera le personnel et lui fera faire des pompes (à insuline ou à héparine). 

Cependant, un détail en particulier me retient lorsque je repense à Linda Hamilton dans le film :

Les actrices Linda Hamilton et Dani Ramos.

J’ai plutôt entendu dire qu’avec la ménopause, les femmes devenaient de grandes candidates à l’ostéoporose et aux fractures. Dans Dark Fate, l’actrice Linda Hamilton (Sarah Connor) se fait brutaliser plus d’une fois par le Terminator létal ( l’acteur Gabriel Luna). Et elle n’a pas une fracture. A peine un petit bleu. Mais pas d’œdème ou de varice qui explose. C’est un indice : Linda Hamilton, aussi, nous survivra. Et c’est tant mieux. 

Lorsque nous serons morts, nous la laisserons, elle et Schwarzenneger/Terminator s’expliquer avec les intégristes qui ont fait tant de mal à Nedjma et ses amies dans Papicha. En espérant qu’outre-tombe, il y ait des écrans plats partout avec beaucoup de bons programmes télés, avec des bons films, des bons documentaires, des bons débats et une bonne télécommande. Mais sans la pub. La pub, ça attire les vers et après ça, on ne peut plus rien voir jusqu’à ce que le programme reprenne.

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