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Israël – Palestine : La guerre de l’intelligence artificielle et de la communication !

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C.E.O HELL SINKY, author, journalist, documentary

“Israël – Palestine : La guerre de l’intelligence artificielle et de la communication ! Le 7 octobre, le Hamas fait une incursion en Israël et commet un véritable massacre. Les combattants du Hamas tuent méthodiquement un millier d’Israéliens lors d’un festival de musique et dans des kibboutz. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier ayant eu lieu en Israël, c’est clairement l’équivalent du 11 septembre israélien. En réaction, Tsahal bombarde Gaza, provoquant d’énormes dommages collatéraux. Les bombardements et les incursions de Tsahal font des milliers de victimes du côté palestinien, dont de nombreux civils et enfants. L’horreur répond donc à la terreur et à l’atrocité. Dans les deux camps, on cherche le soutien de l’opinion publique dans une guerre d’images sans merci, une guerre de l’intelligence artificielle.

Israël – Palestine : Une fausse photographie en couverture de “Libération” !

Depuis toujours, à chaque nouvelle intifada, les deux camps mènent une guerre de communication acharnée. Il y a quelques jours, la photographie d’un enfant palestinien déchiré par un bombardement israélien figurait en couverture de “Libération” pour illustrer le risque d'”embrasement”. Selon plusieurs scientifiques, la photo qui a été utilisée à des fins de propagande dans le monde arabe a en réalité été générée par une intelligence artificielle. Et les défenseurs de la cause palestinienne ne sont pas les seuls à avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour créer du contenu de propagande.

Libération a répondu : «Beaucoup des pancartes brandies dans les manifestations du 17 octobre étaient en effet générées par une IA, qui est devenue ces derniers mois le socle artistique des protestations, tout comme les marionnettes, les poupées ou les squelettes l’étaient par le passé. Cette photo de l’agence Associated Press représente justement “le spectre de l’embrasement”, comme l’indique notre titre sur cette une (spectre : «apparition fantastique, généralement effrayante, d’un mort ou d’un esprit ; image effrayante, sinistre, aux contours irréels»). Le centre de la photo est le manifestant en colère, pour qui la vérité importe peu.»

Israël aurait également utilisé des images générées par l’intelligence artificielle dans sa guerre de propagande. Le journal suédois SVT a tenté d’analyser les images publiées sur le compte officiel du Premier ministre israélien. Les résultats ne sont pas aussi concluants en ce qui concerne la génération d’images par l’intelligence artificielle, mais les photographies ne sont pas certifiées comme étant authentiques.

PERSONNE NE CONTESTE L’HORREUR DES ATTENTATS DU 7 OCTOBRE OU DES BOMBARDEMENTS QUI ONT SUIVI, MAIS L’UTILISATION D’IMAGES GÉNÉRÉES PAR UNE IA POSE DES QUESTIONS D’ORDRE “PHILOSOPHIQUE”.

Israël – Palestine : Le début d’une nouvelle ère ?

Depuis toujours, les empires se livrent une guerre de communication. Au début de la guerre froide, les Américains et les Russes réalisaient des clips et même des films de propagande. Les rôles de “méchants” dans les films américains étaient attribués aux Russes jusqu’aux années 2000, notamment dans la première saison de “24” et même “GoldenEye“. Eisenstein, avec des films comme “Ivan le Terrible”, glorifiait également le patrimoine et la tradition russes. Le film “L’autre histoire de l’Amérique” d‘Oliver Stone revient sur cette période avec des exemples de longs métrages qui ont servi de propagande aux États-Unis comme en URSS.

Le problème réside dans le fait que tout au long de l’histoire, on a toujours su distinguer la fiction de la réalité. Les films et les clips de propagande fictifs ont toujours été très efficaces, mais aujourd’hui, la propagande est considérée comme étant “réelle”. Avec l’intelligence artificielle, la frontière entre la fiction et la réalité s’estompe.

Donald Trump a été l’inventeur des Fake News. C’est sous sa présidence que, pour la première fois, un État démocratique comme les États-Unis, en théorie, a diffusé des fausses informations, car l’auteur de la désinformation était le président des États-Unis. En Corée du Nord et dans d’autres dictatures, cette pratique est assez courante.

C’est peut-être l’un des critères qui permettrait de définir une démocratie. Car même si l’interprétation d’un fait peut donner lieu à plusieurs versions, la banalisation d’un “faux” amplifié par l’utilisation de l’intelligence artificielle pourrait créer un monde médiatique totalement factice, soumis aux forces économiques et politiques qui créeraient un monde virtuel pour dominer.

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