Le single « Shai Alexander » — clin d’œil à la star de la NBA Shai Gilgeous-Alexander — s’impose comme un retour aux fondamentaux. Tout y est : prestance, assurance et une intensité qui rappelle ses débuts. C’est un banger taillé pour marquer l’hiver.
Leto explose avec « Shai Alexander » !
La production, ciselée et nerveuse, réunit quatre architectes du son : Scvlra, Raed, SHK et Rayane Beats. Les deux premiers, Scvlra et Raed, signés sur le label Winterfell fondé par Leto, façonnent depuis plusieurs années l’identité sonore du rappeur du nord de Paris. Rayane Beats, proche de l’univers de Freeze Corleone, apporte sa touche froide et chirurgicale, tandis que SHK — le beatmaker d’Épinay-sur-Seine à qui l’on doit le classique « Molly » de Gazo — injecte une dose de puissance supplémentaire. Résultat : une prod explosive, calibrée pour les bangers les plus sombres.
Entre technique et ego trip, Leto balance des punchlines acérées :
« Et vu que t’es nul, tu commences sur le banc »
« On va te fumer, il restera que des cendres. »
Un flow percutant, des phases qui claquent, et un refrain qui reste en tête : « Shai Alexander » coche toutes les cases du hit de rue maîtrisé.
Le clip, tourné à Paris autour de la rue André-Antoine dans le 18ᵉ arrondissement, renforce encore l’identité visuelle du morceau. Stylé pour l’occasion, Leto évolue dans un décor urbain où une mystérieuse matière verte — une sorte de slime organique — envahit peu à peu l’écran, en référence directe au film d’horreur culte The Blob. Une idée audacieuse, aussi esthétique que symbolique, qui illustre la contamination progressive de son univers.
Derrière la caméra, Arthur Keasy signe une mise en scène millimétrée. Le réalisateur, déjà responsable de visuels forts comme « Tu veux quoi ? » de Landy (feat. Franglish), « La jeunesse dorée » de Guy2bezbar et Killa Predator, ou encore « Money Maker » de Favé, confirme ici son goût pour les ambiances travaillées et les concepts visuels forts.
Leto continue ainsi d’imposer son empreinte, entre rigueur, esthétisme et authenticité. Avec « Shai Alexander », il signe l’un de ses retours les plus marquants.


