Oxmo Puccino et MC Solaar : une rencontre au sommet

Must read

ZEZ
ZEZ
C.E.O HELL SINKY, author, journalist, documentary
Pour son dernier album, Oxmo Puccino a choisi d’atteindre « La Hauteur de la Lune » — un titre à la fois poétique et symbolique pour un projet qui mêle sérénité et profondeur.
Sur cette tracklist élégante et lumineuse, on retrouve Vanessa Paradis pour un retour inattendu, MC Solaar — légende du rap hexagonal, deuxième plus gros vendeur de l’histoire derrière Jul — ainsi que Tuerie et Josman.

C’est la rencontre de deux maîtres de la plume qui, depuis « Bouge de là » et les sombres versets de « Pucc Fiction », façonnent la langue française à leur manière.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, Oxmo Puccino et MC Solaar n’avaient encore jamais uni leurs univers. À l’époque de leurs débuts, les featurings étaient rares ; aujourd’hui, les posse cuts s’enchaînent et rassemblent les voix du rap français dans des connexions toujours plus créatives.

Le visuel du titre « Ne pas s’aimer », extrait de « La Hauteur de la Lune », vient tout juste d’être dévoilé. Il réunit ces deux monuments de la chanson française dans une mise en scène à la fois sobre et aérienne.

Oxmo Puccino et MC Solaar : une rencontre au sommet

Comme sur la plupart des titres du projet, la production instrumentale est signée par Pandrezz, P.Prod et Epektase. Pandrezz et Epektase avaient déjà collaboré sur « Bécane » de Yamé, un morceau remarqué pour sa finesse sonore, tandis que P.Prod s’était illustré avec « Blue Magic » de Niska. Ensemble, ils livrent ici une production à la croisée du jazz et du rap, élégante, cadencée et taillée pour le dialogue entre ces deux légendes.

MC Solaar et Oxmo Puccino partagent cette même élégance du verbe.
Bien qu’ils évoluent dans des univers différents, tous deux ont su transcender les frontières du rap pur pour explorer d’autres territoires musicaux — sans jamais perdre la force poétique de leurs mots. Oxmo Puccino ouvre le bal avec une réinterprétation inspirée de « L’Enfer, c’est les autres » :

« L’enfer, c’est de ne pas m’aimer, au mieux, l’indifférence
Comment envoyer la douceur dans la belligérance ? »

Solaar, lui, déroule sa science des mots avec la même grâce qu’à ses débuts :

« Reprocher à l’Égypte les pyramides de Gizeh,
C’est oublier le fond, tu n’peux pas pas nous aimer. »

Dans le clip, Solaar et Oxmo flottent au-dessus de Paris, à quelques centimètres du sol.
Ils avancent lentement à travers les boulevards de la capitale, comme suspendus dans le temps. Réalisé par Augure, le visuel déploie une esthétique onirique et poétique, fidèle à l’univers d’Oxmo Puccino. Le réalisateur avait déjà signé les superbes visuels de « Léger » et « Magique ».

- Advertisement -spot_img

More articles

- Advertisement -spot_img

Latest article