Même chez le géant HBO (véritable canal + à l’américaine), la surproduction boulimique en matière de séries ne va pas toujours avec la qualité. Même Game of Thrones semble avoir atteint ses limites. A l’époque, la première saison de True Detective avait quelque chose de révolutionnaire en termes de narration La deuxième saison avec Colin Farrel était très décevante. La troisième saison sera celle du réveil d’un genre, d’un style.

True Detective 3 : Digne successeur du premier volet !

True Detective premier du nom réunissait deux acteurs fabuleux Mattew McConaughey et Woody Harelson. Le premier a été oscarisé pour son rôle dans le “Dallas Buyers Club” et nommé trois fois dans différentes cérémonies pour son rôle dans la série. Le second a joué dans le film de l’année 2018, le fameux “Three BillBoards : Les panneaux de la vengeance”.

Depuis sa première saison, le show de HBO joue sur cette dualité entre deux personnages. Dans le premier volet, Woody Harelson joue le rôle du “superflic un peu bourrin” tandis que Mattew McConaughey se vautre dans la caricature de l’agent ténébreux traumatisé par son obscur existence.

Au delà de cette dualité imposée par le casting et le scénario, True Detective se distingue aussi par une histoire qui se déploie sur plusieurs époques. L’enquête commence à une époque pour reprendre à une autre époque. Et “Le Temps court” indépendamment dans chaque époque.

Après une deuxième saison qui avait abandonné cette dualité, la nature pour s’enfermer dans la Mafia, et également cette particularité au niveau de la narration, True Detective 3 revient à ses classiques.

Une saison 3 à la hauteur des attentes !

Emmené par le duo magnifique entre Mahershala Ali et Stephen Dorf,l’enquête dans cette nouvelle saison du polar de HBO se déroule également à trois époques en même temps. Dans les années 60, 90, et à notre époque avec un Maheshala Ali complètement sénile.

Cette fois ci, aucun des deux flics n’est ténébreux. Mahershala Ali défend son existence de flic black dans une Amérique des années 60 pas encore remis de la défense des droits civiques dans une région bien loin du fast des capitales américaines.

Comme dans “The Wire”, le parti pris très réaliste de la série produite par le ShowRunner Nick Pizzolatto déjà auteur des deux premières saisons, s’accompagne d’une forme de malaise liée à des situations filmées et présentées sans vraiment faire ce concessions.

Les cinq premiers épisodes diffusées en France sur OCS + 24 H, quelques heures après leur mise à disposition aux Etats Unis arguent d’un retour en force de la série qui en renouant avec sa forme classique décrit l’horreur d’un patelin américain embourbé dans une affaire macabre autant qu’un “Fargo” le ferait au “quatrième degré”.

Le générique comme la première et la deuxième saison est tout bonnement magnifique.

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