Bouclier

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Le soleil est un bouclier. On ne peut pas le traverser comme tout ce qui a été oublié.

Il aurait été oublié par une quelconque araignée. Elle avait laissé traîner ses filets. Des étoiles en ont profité pour en trouer quelques uns. On n’a  jamais retrouvé ces étoiles. Mais  le soleil, lui, s’est échappé. Puis, notre histoire a commencé.

Nous ne savons rien des délits passés du soleil. L’araignée, qui pourrait peut-être tout nous raconter, se terre quelque part. Elle serait alors beaucoup plus que millénaire.

Nous serions les descendants de sa toile. Sans cette lumière qu’elle laisse descendre, nous pourrions à peine nous lever.

Nous ne savons pas ce qu’il y a derrière le soleil. Parce-que, comme les meurtriers, nous sommes trop entraînés dans nos œuvres de terrassement. Tuer, détruire- la mémoire en particulier- et torturer requiert diverses qualifications, un temps d’apprentissage ainsi qu’un certain nombre de vies.

Guérir comme les guerriers, ou fuir, aussi.

Les guérisseurs sont des guerriers. Les meurtriers détruisent.

Nous avons à choisir entre nos deux tombants. Si nous pouvons  être sur tous les flancs, certains se spécialisent. D’autre s’immobilisent.

Le soleil, lui, ne se laisse pas prendre. Impossible, déjà, de faire face à ce titulaire. Lorsqu’erre une seule de ses œillades, des milliards de fois nucléaires, nous, les « vaque à terre » nous reculons. Nous temporisons. Nous faisons avec nos moyens. Nous nous accrochons aux rayons de nos superstitions et de nos religions. 

Le soleil,  sur sa pirogue, continue de se promener  d’est en ouest de jour en jour.

Beaucoup plus loin, nous, nous tournons en boucle à la recherche d’un mode d’emploi.  

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