
So La Lune dévoile “Offshore” avec Ninho sur “Un peu beaucoup”
May 24, 2026
So La Lune est originaire de Lyon, et plus précisément du quartier de Mermoz. Depuis ses débuts, le rappeur développe un univers singulier, presque irréel par moments, où les mélodies aériennes se mêlent à des ambiances profondément nocturnes et mélancoliques. Très vite, l’artiste s’est démarqué grâce à une identité artistique reconnaissable entre mille, loin des codes traditionnels du rap français. Dès 2021, lors d’une interview accordée à La Face B, il évoquait déjà les influences qui nourrissent sa musique. Des références finalement cohérentes avec son esthétique émotionnelle et brumeuse : « De base, j’écoutais beaucoup de rap français et là ça doit faire 4/5 ans que je me prends les autres choses, comme le rap US, un peu ce qu’il se fait à Londres. Je sais pas si tu connais Kodak Black, j’aime beaucoup ce qu’il fait, il m’a matrixé. En vrai, il y en a vraiment beaucoup, comme Young Thug même si c’est un peu plus basique, XXXTentacion, paix à son âme. »
L’artiste vient tout juste de dévoiler le projet “Offshore“, un opus porté par des collaborations avec Moha MMZ, Green Montana, Genezio et Ninho. C’est justement son morceau avec Ninho qui se retrouve aujourd’hui au centre de l’attention grâce à un visualizer récemment mis en ligne.
So La Lune met en lumière “Offshore” avec Ninho sur “Un peu beaucoup” !
La composition instrumentale du morceau est signée par Achille G et Arez (FRA), aux côtés de AkameProds et VRSA Drip. Producteur italien particulièrement actif sur la scène européenne, Achille G a notamment collaboré avec Don Pero, Vale Pain ou encore 8blevrai. De leur côté, Arez, AkameProds et VRSA Drip accompagnent So La Lune depuis ses débuts et participent activement à la construction de cette signature sonore si particulière qui caractérise aujourd’hui son œuvre.
Comme souvent chez le rappeur lyonnais, l’instrumentale se révèle flottante, mélancolique et presque hypnotique. Une esthétique cohérente avec le rapport très intime que l’artiste entretient avec la nuit, omniprésente dans son univers musical. Lors de son entretien pour La Face B, il expliquait d’ailleurs : « Déjà, je suis plus un mec qui vit la nuit. Je ne vais pas te mentir, je vis vraiment une vie nocturne. C’est cette vie-là que j’essaie de faire ressortir dans ma musique puisque c’est ce que je vis au quotidien. »
Chez So La Lune, il n’y a ni démonstration artificielle ni egotrip forcé. Sa musique repose avant tout sur les émotions, les sensations et des textes profondément lucides, parfois presque désabusés :
« Dans la course aux tas d’love, j’ai perdu un tas d’monde
Jeune est là-bas hun-hun, problème pour pas un E
Si tu l’sors faudra qu’tu euh, ah-ah »
Et du côté de Ninho, le constat reste tout aussi froid et réaliste :
« On s’voyait comme Zizou, on s’est blessé comme Cissé
Un clic-clic dans la saisie, mais ça nie les faits
Aquarium, on tousse, à dix piges on fait les Mowgli (à dix-sept, on vend)
On s’en ira avant l’serrage, avant l’pétage »
Le visualizer reprend directement l’esthétique de la cover du projet “Offshore” de So La Lune, prolongeant ainsi l’identité visuelle sombre, froide et contemplative qui accompagne l’univers de l’artiste depuis plusieurs années.