Lesram s’apprête à dévoiler son nouveau projet Malvado ce vendredi 21 novembre. Originaire du Pré-Saint-Gervais, dans le 93, et ancien membre du collectif Panama Bende, l’artiste s’est forgé une identité singulière, mêlant la puissance lyrique héritée des générations précédentes à une modernité assumée, tant dans les sonorités que dans les thèmes qu’il aborde. En 2024, il confiait au magazine Mosaïque que son collaboration avec Nekfeu avait bouleversé sa trajectoire. Le déclic survient véritablement après la sortie de San Andreas, lorsqu’il décide de faire du rap son activité principale :
« J’ai décidé d’arrêter mon taf de livreur dès la sortie de “San Andreas” avec Nekfeu. Ça m’a énormément boosté. J’ai dû passer de 30 000 à 200 000 auditeurs par mois. »
L’artiste a récemment dévoilé le single Takita, premier aperçu de ce nouvel opus : un morceau introspectif et empreint d’amertume.
Lesram lève le voile sur son univers avec Takita !
La production du titre est assurée par Elio & Selman Faris.
Elio, beatmaker issu de Panama Bende, a multiplié les collaborations ces dernières années, notamment avec Jolagreen23 (1.2.3, 12 heures minuit), Gambi (“On s’taille”) ou encore PLK (EA7).
Selman, bassiste et guitariste, accompagne régulièrement des artistes tels que PLK, Sneazzy ou Nekfeu. Il a également signé plusieurs productions marquantes sur Les étoiles vagabondes.
Le morceau, traversé par une ambiance légèrement onirique, s’appuie sur des samples doux de Ney et des arrangements à vent.
Lesram y livre plusieurs réflexions sur la vie, entre lucidité et fatalisme :
« Pour des raclis, ils partent en couille, ils refont la guerre de Troie
Elle est partie, tu l’as mal pris, ça sent la perte de poids
Un p’tit conseil : faut garder proche ceux qui sont fiers de toi »
Ou encore :
« S’ils veulent pas m’donner ma paye, j’irai voler la leur (la leur)
Que des vendeurs mais dans la jungle, y a pas de S.A.V »
Le visuel qui accompagne le morceau alterne entre scènes tournées dans un ascenseur de son quartier et plans plus ouverts, symbolisant l’aspiration à l’émancipation d’une jeunesse confinée dans les tours. Le clip est signé BLEU DESERT, à qui l’on doit également Halla de Ziak ou encore Enfance de 7 Jaws.
