Home NEWS CLIP Gradur et Ninho plongent dans une atmosphère sombre sur “Opps”

Gradur et Ninho plongent dans une atmosphère sombre sur “Opps”

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Six ans après “Zone 59”, Gradur opère un retour aussi attendu que symbolique. Pour les profanes, Gradur est un ancien soldat de l’armée française révélé à travers ses freestyles “Sheguey”, enregistrés à Roubaix, dans le nord de la France. Un terme issu du patois congolais, signifiant quelque chose comme “débrouillard”, qui deviendra rapidement une véritable signature artistique.

À une époque où la trap commence à s’imposer dans l’Hexagone, ses premiers freestyles rencontrent un succès immédiat. Porté par une énergie brute et une proximité évidente avec son public, Gradur transforme l’essai : disque d’or en un temps record, il enchaîne avec les projets “L’homme au bob” puis “Sheguey Vara”. Une ascension fulgurante qui l’installe durablement dans le paysage du rap français.

Avant la sortie de “Zone 59”, qui marquait déjà un retour après une période de retrait, l’artiste confiait à Pure Break : “J’avais besoin de prendre du temps pour moi, pour me restructurer (…) maintenant, je suis vraiment à fond dans la musique”. Une démarche sincère qu’il complète avec lucidité : “Je ne reviens pas pour l’argent. Je reviens surtout pour l’amour de la musique. Si c’était seulement pour l’argent, j’aurais pu m’arrêter.”

En 2026, Gradur amorce un nouveau chapitre avec le projet “Décennie”. Premier extrait dévoilé : “Opps”, accompagné d’un visuel marquant et d’une collaboration de poids avec Ninho. L’artiste du 91, déjà incontournable, s’impose plus que jamais comme un sérieux prétendant au trône de “Jefe” du rap français. Sur le terrain des chiffres, rares sont ceux capables de rivaliser avec lui.

Gradur et Ninho plongent dans une atmosphère sombre sur “Opps”

La production, signée Rim’s & Stefio, pose immédiatement le décor. Fidèle collaborateur de Gradur, Stefio a déjà marqué sa discographie avec des titres comme “Congolaise” ou “Free Congo”. Il est également derrière “Pas Solo”, extrait de “Décennie”, en featuring avec SDM. De son côté, Rim’s s’illustre par des productions majeures telles que “Cavaliero” pour Booba ou “La Vérité” pour Gims. Présent aux côtés de Gradur depuis ses débuts, il a contribué à des titres marquants comme “Passe à la caisse”, “Illégal” ou encore le mythique “Sheguey 12”.

Résultat : une instrumentale lourde et nocturne, taillée pour laisser s’exprimer toute l’intensité des deux rappeurs. Gradur et Ninho y déploient une énergie brute, portée par un ton résolument egotrip, entre réussite financière et récit de rue.

“J’ai pris tellement d’kichtas, j’suis devenu impoli
On fait que d’se niquer la santé, encaisser des billets par centaines
C’est fini d’plaisanter, j’ai pris mon temps, j’ai patienté”

ou encore :

“Le Brésil de Cafu, l’Argentine de Diego, Maradona
Donne jamais mon numéro
À part celui qui est écrit sur l’IBAN, c’est réel mon négro”

Le visuel en noir et blanc prolonge cette atmosphère sombre en mettant en scène une transaction dans une zone francilienne anonyme. Réalisé par Bien Vu Production, il s’inscrit dans la continuité esthétique du collectif, déjà à l’origine de visuels marquants comme “Colorier des HLM” de BEN PLG et Georgio, “T’aimerais” de Kerchak et Ziak, ou encore “Mauvaise” de Werenoi.

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