Bouss, originaire de Colombes et élevé à Gentilly dans le 94, continue de tracer son sillon dans le paysage rap français. En 2024, il frappe fort avec la sortie de son projet « Et si j’échoue ? », un album qui dépasse les 10 000 ventes dès la première semaine d’exploitation. Porté par une plume sincère et un univers authentique, le disque est rapidement certifié platine. Aujourd’hui, il frôle la double certification, preuve d’un engouement croissant autour de cet artiste signé chez All Points.
Fort du succès de « Nowhere » sorti la même année, Bouss enchaîne avec un deuxième chapitre tout aussi percutant : « Nowhere 2 ». Ce nouveau titre s’inscrit dans une veine narrative marquée, entre introspection, quotidien de quartier et amitiés brisées.
Bouss sort « Nowhere 2 » !
La production musicale du morceau est assurée par trois piliers : Mohand, Bryan Mills et JSON. Figure incontournable de la scène rap hexagonale, Mohand a accompagné l’essor de nombreux artistes, dont l’étonnante Sianna. Il a récemment signé les instrus de « Real Life » pour Bazbaz et Bianca Costa, et collaboré avec Bouss sur « La course ».
« Nowhere 2 » marque aussi le retour du binôme Bryan Mills / JSON, fidèles artisans sonores de l’univers de Bouss. Ensemble, ils livrent une composition brute, sombre et immersive.
Porté par une énergie tranchante, le morceau donne la parole à un Bouss lucide, qui dépeint avec franchise les nouveaux codes de la rue :
« Parler pour ne rien faire, on fait pas ça
J’ai appris à faire d’l’oseille, j’ai quitté la madrassa »
Le clip, disponible sur YouTube, ancre Bouss en plein cœur de Gentilly, entouré de son équipe. On le découvre au four, entrecoupé de scènes évocatrices d’un trafic intense. L’esthétique visuelle, brute et cinématographique, en fait sans conteste l’un de ses clips les plus marquants.
Si Kespey est souvent derrière la caméra de ses précédentes productions, aucun réalisateur n’est mentionné ici, laissant planer le mystère sur l’origine de ce visuel percutant.


