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Rohff prépare la « Demontada » !

April 20, 2026

Figures majeures du rap des années 2000, Rohff, Booba et La Fouine continuent d’imprimer leur empreinte sur l’actualité, refusant de se fondre dans le passé. Tandis que Fouiny relance sa dynamique avec le troisième volet de « Capitale du crime Radio », Booba affine les contours de « Blanco Nemesis ». Dans ce contexte, Rohff signe son retour avec « Demontada », un hymne taillé pour le Paris Saint-Germain, directement inspiré de la célèbre « remontada » infligée au PSG par le FC Barcelone en Ligue des champions, à l’époque où Luis Enrique dirigeait encore le club catalan.

Ce clin d’œil au club parisien s’inscrit dans une continuité. Dès 2008, Rohff marquait les esprits avec « Paris », extrait de « Le Code de l’horreur », porté par une punchline restée dans les mémoires : « On supportera le PSG même relégué ». Vingt ans plus tard, le décor a changé : le PSG, désormais installé au sommet du football français, nourrit l’ambition de conquérir une nouvelle Ligue des champions.

En 2024, Rohff amorce un nouveau chapitre avec « Fitna ». Sans chiffres officiels communiqués, le projet affiche néanmoins des performances solides pour un artiste cumulant plus de 25 ans de carrière, avec près de 30 000 ventes estimées. L’album se clôt sur le titre éponyme « Fitna », un morceau dense et résolument « engagé », qui prolonge l’héritage de son classique « Regretté ». Il participe également à « Mon école 2 » de Kofs, un projet hommage aux influences fondatrices du rappeur marseillais.

Avec le visuel de « Demontada », Rohff renforce encore son lien avec le Paris Saint-Germain, s’inscrivant dans une tradition où le rap croise l’imaginaire footballistique. À noter que Booba, son rival de toujours, s’était lui aussi prêté à l’exercice en dédiant un titre au club parisien.

Rohff prépare la « Demontada » !

La production du morceau est assurée en interne et créditée à Legend Alive, structure au sein de laquelle Rohff a publié « Surnaturel », « Grand Monsieur » et « Fitna ». Dans cette continuité, « Pop Corn » s’inscrivait déjà dans cette même direction artistique. L’instrumentale, dense et percutante, rappelle les terrains de prédilection du rappeur de Vitry-sur-Seine, offrant un support idéal à un déferlement de punchlines et d’egotrip :

« Très peu d’amis, beaucoup de frères ennemis, on s’entend plus comme rap et RnB
J’ai fait mon trou, j’urine, j’ai fait un puits, pour ceux qui bougent pas, pour ceux qui ont fui »

Celui que l’on surnomme le « cauchemar du rap français » n’a jamais dissimulé sa distance vis-à-vis du R’n’B. Il l’affirmait déjà dans « On fait les choses » à la fin des années 90 : « La vague R’n’B, je la ferais mieux chanter dans sa chambre ».

« On se souvient que des vainqueurs, on retiendra les vainqueurs, ça respecte
Ça signe que des bandeurs, j’attends pas qu’on me donne l’heure d’une fausse Patek »

Réalisé par Rohff en collaboration avec NoColor, le clip prolonge cette esthétique brute et fédératrice. Tourné à Sarcelles, sur les terres du Secteur Ä, il capture une atmosphère incandescente, proche de celle d’un kop de supporters. NoColor avait déjà signé « Pop Corn », mais également « Tsunami » de Favé et Timar, ainsi que « Zombie m’appelle » de Leto et La Mano 1.9.

Rohff - Demontada [Clip officiel]

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