Florian Zeller embraces Marine Delterme as he holds his Oscars statuette after winning the Best Adapted Screenplay for the 'The Father' at a screening of the Oscars on Monday April 26, 2021 in Paris, France. (AP Photo/Lewis Joly, Pool)/TH224/21116020509843/Pool Photo/2104260240

Florian Zeller : Le sacre aux oscars !

Au début des années 00′, Florian Zeller publie « La fascination du pire« . L’IEPiste fait une petite entrée remarquée dans la société des écrivains. Son ouvrage se nourrit d’une peur qui devient réalité quelques années plus tard. Qui prétend faire du rap sans prendre position deviendra plus largement « qui prétend écrire sans prendre position » ? Son irrésistible ascension cependant est le fruit d’une pièce de théâtre acclamée partout où elle a été jouée. Avec « Le Père« , Zeller traite du sujet des derniers jours comme l’avait fait avant lui un le réalisateur autrichien Michael Haneke avec « L’Amour« . Dans nos sociétés occidentales où on vit de plus en plus vieux, on est confronté à de nouveaux problèmes. Puis Zeller adapte sa pièce théâtre au cinéma avec un maître, Anthony Hopkins, dans le rôle de ce fameux « The Father« .

Le film raconte le basculement d’un vieil homme dans la folie. A l’humour du « vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire« , Florian Zeller a préféré la tragédie. Une tragédie de toute les minutes qui se jouent dans le face à face de Anthony Hopkins avec lui même. L’acteur est un grand maître des rôles de composition depuis son rôle d’Hannibal Lecter dans « Le silence des agneaux« , effroyable de vérité, jusqu’à son sacrifice dans « Les Vestiges du Jour« . Florian Zeller a vu juste. Seul un monument du cinéma américain pouvait jouer le rôle de cet homme en délitement.

Le film a été dévoilé en 2020 outre atlantique, corona oblige, il n’est pas encore sorti en France. Cependant, hier, à la cérémonie des oscars, le film rafle deux récompenses. Celui du meilleur scénario qui ne pouvait pas échapper au dramaturge, et également celui du meilleur acteur pour Anthony Hopkins, là encore une décision logique.

« The Father » est indubitablement un jeu entre le scénariste et son acteur. Tourné en quasi huis clos, il ne tient que sur eux.

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