Propulsé des ghettos de Compton aux rang des plus grands artistes contemporains, Kendrick Lamar aura bel et bien sa biographie comme l’a révélé l’auteur français du livre Nicolas Rogès :

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📌 Sortie le 17 Septembre, partout en France, en librairie et en ligne /// Environ 400 pages. La couverture est l’œuvre d'Anthony Lee Pittman (@anthnyxyz), artiste-peintre et muraliste originaire de Compton. II s’agit d’une illustration inédite, reflétant sa vision de Kendrick Lamar. Écrit entre Compton, Watts et la France, au contact de l’entourage de Kendrick Lamar, de ses amis d’enfance et de ses collaborateurs, ce livre revient sur les jeunes années du rappeur et sur son ascension vers les plus hautes sphères de l’industrie du divertissement. Travail de terrain, tissé au fil de nombreuses interviews, il s’attarde également sur le parcours du label Top Dawg Entertainment (TDE) et de ses artistes, dont l’histoire a commencé modestement à l’arrière d’une maison familiale, avant de s’infiltrer dans les foyers du monde entier. Plus qu’un ouvrage sur Kendrick Lamar, c’est aussi le récit d’une ville, Compton, terre de fantasmes, et d’une génération ayant grandi dans la fournaise des ghettos de Los Angeles, marquée par le racisme institutionnalisé, les violences policières, le trafic de drogue et les guerres de gangs. De Compton à la Maison-Blanche, l’ascension du rappeur ressemble aux récits romanesques de l’American Dream, mais elle prend ses racines, avant les paillettes et les tapis rouges, dans la misère créée par un pays qui a systématiquement échoué à améliorer les conditions de vie de ses populations isolées. En décryptant des chansons et des albums pour les mettre en parallèle avec l’Histoire, des années vingt à nos jours, ce livre replace Kendrick Lamar dans la lignée de ses prédécesseurs, qu’il s’agisse de légendes du rap, de la soul et du jazz ou d’auteurs et d’activistes, dont il incarne une extension logique. Le tout dresse le portrait d’un artiste devenu, au fil des années, un symbole générationnel.

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De plus, l’annonce a fait son effet car, malgré une tension sociale qui s’intensifie aux États-Unis, Kendrick Lamar se fait rare musicalement depuis la sortie de son dernière album DAMN en avril 2017.

A mi-parcours entre l’histoire du rappeur et celle de sa ville d’origine Compton, la biographie intitulée « De Compton à la Maison Blanche » raconte aussi un pan de l’histoire étasunienne. Ce lien entre rap et histoire apparait ici comme une évidence puisque l’artiste s’est toujours positionné en tant que rappeur « témoin » et n’a cessé de raconter l’évolution de sa communauté aux États-Unis, tout comme celle de la politique gouvernementale du pays.

L’artiste, engagé depuis ses débuts au sein du label Top Dawg Entertainment (TDE), représentant inévitable de Compton et de la côte ouest, est sans doute le plus grand et dernier pilier d’un rap « politisé » même si « funky » et parfois plein d’autodérision.

Le livre, écrit par le français Nicolas Rogès qui a passé beaucoup de temps avec l’entourage de l’artiste en réalisant « de nombreuses interviews », semble promis au succès au vu du contexte actuel aux États-Unis et de la rareté de l’artiste.

Surtout, en se basant sur Kendrick Lamar, Nicolas Rogès a mis toutes les chances de son coté afin de décrypter correctement l’ADN de Compton tout en racontant la réalité d’une société faite d’injustices sociales, de violences et de discriminations raciales.

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