Après plusieurs freestyles remarqués sur Internet, Zé fait son entrée dans l’univers Morning Glory orchestré par DJ Bellek. Le jeune rappeur rejoint ainsi une écurie en pleine effervescence, aux côtés de Yoko, lui aussi originaire de Sarcelles, mais également de Favé, Decimo ou encore Bag Jeune B. Entre Sarcelles et Melun, Zé développe progressivement une identité artistique singulière : un rap parfois traversé de mélodies, nourri d’introspection et porté par un regard lucide sur la rue.
Arrive alors l’heure du premier véritable test. Zé dévoile son premier EP chez Morning Glory, distribué en licence par Believe, et baptisé « L’assemblée ». Sur ce projet, l’artiste confirme ses ambitions et s’entoure notamment de So La Lune pour le morceau « À la mer », une collaboration qui vient enrichir l’univers du projet.
Pour accompagner la sortie de cet EP, Zé dévoile également le visuel de « Let Go », un titre qui sert de véritable carte de visite artistique. Le morceau s’inscrit dans un rap posé, presque contemplatif, dont l’atmosphère semble imprégnée par la période du Ramadan, donnant au titre une dimension introspective et apaisée.
Zé défend son projet « L’assemblée » avec « Let Go ».
La composition instrumentale du titre est signée Kary. Le producteur est également crédité sur le morceau « 4Shopping » de Zé, lui aussi extrait du projet « L’assemblée ». Il est également à l’origine du titre « Salle du temps #4 » pour Dinero, confirmant son implication croissante dans la scène rap émergente.
La production se distingue par plusieurs arpèges de guitare qui insufflent une couleur mélancolique au morceau. Dans ce décor sonore, Zé livre un discours lucide et grave sur la rue. À l’image des « Deux Frères », son regard sur la street oscille entre réalisme brut et fatalisme. Dans le morceau, il évoque ce qu’il connaît :
« Tout l’monde a son rôle à jouer, dans le tieks on n’était pas les seuls à jober pour des pesos
Ça s’met dans des salades, ouais, même si tu penses qu’il t’aime il veut t’amadouer »
Le visuel, porté par une esthétique légèrement onirique, a été réalisé par GOR. Très discret médiatiquement, le réalisateur demeure encore peu documenté publiquement, bien que sa mise en scène accompagne ici l’univers introspectif du morceau.
