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Rhaliss dévoile « À tout jamais », un rap introspectif aux influences Baile Funk

June 25, 2026

En l’espace de quelques mois, Rhaliss s’est imposé comme l’une des nouvelles voix à suivre du rap français. Après avoir attiré l’attention avec « Raphinha », un morceau inspiré de l’attaquant du FC Barcelone, le rappeur continue de façonner un univers artistique singulier. Son écriture, à la fois introspective et frontale, se développe sur des productions hybrides qui empruntent autant au Baile Funk qu’aux sonorités latino-américaines contemporaines. Derrière ces rythmiques entraînantes se cache pourtant une atmosphère empreinte de mélancolie. Chez Rhaliss, la musique ne cherche jamais l’euphorie à tout prix : elle laisse au contraire s’exprimer une lucidité brute, loin des codes festifs qui dominent aujourd’hui une partie de la scène rap.

Cette direction artistique cohérente se confirme au fil de ses sorties. Après avoir dévoilé « Changer », « Mariano Fortuny », « MTD » et « Sauve qui peut », l’artiste poursuit son ascension avec un nouveau morceau accompagné d’un clip à l’esthétique particulièrement soignée.

Rhaliss confirme son identité avec « À tout jamais »

Avec « À tout jamais », Rhaliss approfondit encore un peu plus son identité musicale. À contre-courant des morceaux ensoleillés qui envahissent traditionnellement les plateformes à l’approche de l’été, le rappeur fait le choix d’une émotion plus contenue et d’une écriture tournée vers l’introspection. Il poursuit ainsi la construction d’un univers cohérent, où la vulnérabilité occupe une place aussi importante que la technique.

D’après les crédits publiés sur Spotify, la composition instrumentale est signée par Rhaliss lui-même. Une implication qui témoigne de sa volonté de maîtriser chaque aspect de son œuvre. Sur ses précédents morceaux, il s’était entouré de BaloucciBeats94 pour « Sauve qui peut » et de Dummka Prod pour « MTD ». Ici, les influences du Baile Funk sont bien présentes, mais elles sont détournées de leur vocation première. Là où ce courant musical évoque généralement la fête et l’énergie, Rhaliss l’utilise comme support d’un récit plus sombre, porté par une profonde nostalgie. Sa voix, subtilement travaillée à l’Auto-Tune, s’inscrit dans une approche qui rappelle, par instants, les univers développés par DTF ou PNL.

À travers ses textes, le rappeur livre un témoignage personnel où les blessures du passé croisent les désillusions du présent. Quelques phrases suffisent à résumer cette vision du monde :

« Si tu meurs, ils diront que c’est le destin. »

Ou encore :

« Je repense à avant, je me dis que tout a changé / Les vices de la cité, je connais. »

Réalisé par Arcane en région francilienne, le clip accompagne parfaitement cette dimension introspective. Filmé dans une ambiance solennelle, presque spirituelle, il montre Rhaliss seul face à lui-même, comme enfermé dans ses propres pensées. Chaque plan participe à cette plongée intérieure, jusqu’à la séquence finale où une Tour Eiffel scintillante illumine l’horizon. Une conclusion visuelle qui contraste avec la noirceur du récit et laisse entrevoir une lueur d’espoir, comme si la lumière finissait toujours par percer au cœur de l’obscurité.


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