En 2023, GLK amorce un ambitieux triptyque musical avec la sortie de Veni. Cet EP, dont le titre fait directement écho à la devise des légions romaines Veni, Vidi, Vici, pose les bases d’un récit pensé en trois actes. Un an plus tard, en 2024, le rappeur du 93 poursuit sa trajectoire avec Vidi, enrichi de featurings signés Ashe 22 et Mougli. L’artiste a depuis confirmé l’arrivée de Vici et, pour accompagner cette montée en puissance, dévoile la seconde itération de son titre « Murder », épaulé cette fois par Kaaris, Niaks et Batbat.
Présent en immersion sur le tournage du clip, le média Midi/Minuit a pu rencontrer les rappeurs et capter l’énergie brute du projet. GLK l’avait annoncé : la production de « Murder #2 » exigeait des kickeurs solides. Avec Kaaris et Niaks, le cahier des charges est respecté sans discussion. Batbat, quant à lui, incarne la nouvelle révélation de cet épisode de Murder. Sur « Murder #1 », ce rôle était occupé par Python Loco.
GLK invite Niaks, Kaaris et Batbat sur « Murder #2 » !
La composition instrumentale du morceau est assurée par OFZECROSS, Nisya et Neits. Déjà aux commandes de « Murder #1 », OFZECROSS s’est illustré auparavant aux côtés de Landy sur Charger ou encore de RK sur I Miss U. De son côté, Neits a notamment signé 8426city d’ISK ainsi que N’aie pas peur. Le résultat est sans compromis : un morceau âpre, rugueux, taillé pour la rue. Comme le résume Niaks en interview : « GLK voulait un son street ». Objectif atteint, l’équilibre entre égotrip frontal et précision lyricale fonctionne pleinement.
GLK ouvre les hostilités avec : « Pas d’arrangement à l’amiable, j’t’envoie des harags avec des lames rouillées ». Niaks enchaîne, incisif : « Y a les hommes d’honneur et y a les donneurs / J’ignore la mienne, mais j’connais ton heure ». Batbat poursuit sur un ton tout aussi tranchant : « Tes gars, ils sont battus, même pour s’cacher ils ont pas d’planque ». En vétéran aguerri, Kaaris referme le morceau avec autorité : « Même quand t’es six pieds sous terre, sale pute, on n’est pas quitte (Gang) ».
Tourné dans un hangar, le visuel accompagne cette déferlante sonore en laissant les rappeurs se livrer sans retenue, dans une atmosphère brute et résolument ghetto. Le clip n’est pas signé.
