« Il y a des jours comme ça où tout ne va pas pour le mieux, il y a des jours comme ça où tout part en couille » NTMLa fièvre

Le mois de juillet a toujours été un moment privilégié dans le « jah work » de promotion des rappeurs indépendants. Je me souviens d’un temps que « les plus sages d’entre nous » ne peuvent pas connaître. L’été c’est un peu la maison close du Rap : une maison de joie fait de travail et de plaisir.

Entre les sorties estivales épicées organisées autour du haut lieu de villégiature du « keke parisien » (vous les reconnaîtrez à la cité de la mode) et les séances de travail autour de coworking surchauffé et bonne ambiance, c’est un éternel compromis entre le taffe et la vie. Malheureusement, a cette époque si difficile surtout en temps de canicule, il est difficile de réaliser les contrats en temps et en heure. Il y a les attachés de presse qui garantissent tous et envoient des mails à une playlist de professionnels « je m’en foutiste » pour se décharger. Et il y a ceux qui paient les médias. Je fais bien sûr partie de la seconde catégorie.

C’est là que mon interlocuteur intervient. Il arrive et me commande un D. Il me retrouve donc en pleine soirée et me donne la somme précisée. Le reste est une affaire d’été. J’appelle mon contact N. , il m’envoie clairement chier lui qui est si conciliant d’habitude. Puis j’appelle M., le type est conciliant mais j’arrive pas le capter. Le rappeur est de plus en plus pressant. Un jour il insulte un de mes démons du passé (qu’ils reposent en paix). Alors on en reste là.

Un plus tard, je rentre d’une autre soirée d’un autre été. J’arrive devant l’Opéra Bastille et je revois le principal protagoniste de l’affaire. Il me tient par le bras. Pour éviter de me donner en spectacle devant l’Opéra, je l’emmène sur le côté droit… Il me fait un Show. Je sais me battre un minimum mais je refuse de montrer cet image de moi surtout devant un Opéra Bastille blindé. Alors il me donne deux coups violents sur le crane. Je commence à sentir mes hormones me remonter dans le nez mais je garde mon calme.

Je lui parle. On prend la direction de Gare De Lyon, on s’assoit sur un banc, et avec le reste de calme que j’ai emmagasiné j’essaie de lui expliquer que la “communication” ce n’est pas vraiment un Mac Donald’s. Tout ne s’achète et quelques fois il y a des ratés. Je suis un peu dépité. Ce personnage était très attachant. Je me trouve dans un espèce de règlement de compte comme si j’étais un dealer. Je lui ne en veux pas vraiment dans la mesure où il a dû se sentir voler.

On arrive devant Gare de Lyon, dégoûtés tous les deux et je lui lance : “Tu sais il y a des choses plus importantes que ça dans la vie. Ce n’est pas l’image que l’on doit montrer de nous. ”

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