Cet été l’alterpaname a organisé plusieurs événements à Bobigny. Généralement, ces events commencent à 14 h, se remplissent vers 18 h, et atteignent leur paroxysme vers 0 h 00. Cette fois ci, c’était particulièrement excitant puisqu’il s’agissait de l’une des dernières alterpanames de l’été. Réunis chez “Pesos” vers 17 h, on a commencé à se mettre en jambe avant d’aller en soirée. Quelques conversations avec “Pesos”, “Gringos” et “MX” sur le sens de la vie, et la possibilité d’une vie extraterrestre. Je trouvais ça évident à ce moment là qu’on était pas seuls dans l’univers. Déjà… nous pensions que nous étions le centre de l’univers au début du millénaire. Arrogance, bêtise et imagination font parfois bon ménage. Désormais nous envisageons notre espèce comme la seule capable d’intelligence dans l’univers tout entier. Un peu échaudée il était clair pour moi que d’autres espèces existaient et qu’elles n’étaient pas forcément en train de s’éventrer pour un morceau de papier (argent), pour un lopin de terre (le pouvoir) voire une femme (le reste). Donc nous avons pris un Uber direction l’alter.

Après un mini tour de piste, nous avons atterri sur le stand du Camion Bazar avec un Romain Play au sommet de sa forme aux platines. C’est avec ce Mix hybride et ses performances musicales en live quand il joue plusieurs instruments, c’est avec cette foule réunie uniquement dans l’amour d’un “mood” plus que d’une simple musique que l’on comprend qu’il suffit quelques fois de peu. L’Alterpaname en général et le Camion bazar  dont le titre “I Feel Love” de Donna Summer est l’hymne n’est pas une organisation à but lucratif, c’est des potes réunis dans l’amour de la musique. Et cette ambiance où l’on ne recherche pas la performance ni le gain on le retrouve sur la piste de danse.

Au niveau musical, “Electro” est la seule chose que l’on pourrait dire à propos des mix de Play. Le DJ qui mixe encore à l’ancienne avec des platines utilise toutes sortes de sample dans son set. Il lui arrive même de revoir certains standards de la Pop pour un tout somme toute assez extraordinaire. Il n’y a aucune continuité, juste une signature Play qui accompagne tout le long du mix. C’est ici que la musique n’est plus seulement technique mais qu’elle touche au sens, à l’émotif, c’est tout le sens de sa musique. Quelques fois, le DJ délaisse ses platines pour enfiler ses habits de musicos et faire carrément un solo de batteries. Grosses expérience.

Retour à la fin de soirée… Danser c’est fatiguant mais nous avons pris le chemin du retour avec “Gringos” et sa femme “¨Pesos”. Arrivés sur les quais à Bobigny, “Gringos” a eu montée de Bourgeois Bohème et nous a proposé de rentrer à pieds jusqu’à Belleville. Ayant grandi dans un quartier, je l’ai juste prévenu qu’on allait rentrer dans un coin de “Cracked” (de personnes défoncer au Crack). Avec sa bonhomie ordinaire de bohème, il a balayé l’hypothèse en quelques secondes et nous a dit que “c’était rien”. Le début du voyage était extraordinaire. Ils sont tous les deux photographes quand à moi je suis influenceur pour “1000 personnes” c’était cool. On a pris de supers photos. Arrivant devant une bande de prostitués pas méchantes qui mangeaient leur sandwich sur le quai avant d’aller travailler sans doute, nous en sommes revenus à nous demander si c’était sûr. Alors avec “Gringos” nous avons fait mine que quelqu’un nous suivait et “Pesos” a tapé un sprint. Elle n’était pas du tout rassurée contrairement à son mari. Avec un paysage urbain pareil, le jeu en valait la chandelle. Finalement nous sommes arrivés à un carrefour. J’ai prévenu une dernière fois “Pesos” et “Gringos” qu’on entrait dans une zone de “Cracked”… Gringos a dit qu’on devait continuer.

Après 5 minutes de marche sur le quai, on a rencontré un mec aux yeux rouges qui a mis un énorme coup de pied dans une beigne à ordure qui s’est étalé sous nos yeux ébahis en criant : “Je vais tous vous tuer”. Non seulement, on a rencontré un cracked mais il venait tout juste du crack. “Pesos” et “Gringos” ont détalé comme des autruches qui font le 10 000 kms marche aux Jeux Olympiques (vous savez ce sport où les athlètes roulent du cul pour pas courir). Quant à moi, je suis resté un peu bloqué ne comprenant pas comment réagir. Finalement le cracked est passé à côté de moi. Apparemment, il voulait juste “tuer” quelqu’un d’autre…. Voilà c’était un rêve qui a fini en cauchemar mais qui s’est bien terminé.

 

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